Mosaique de la chapelle Redemptoris Mater ,par Marko Rupnik sj

Mosaique de la chapelle Redemptoris Mater ,par Marko Rupnik sj
Mosaique de la Chapelle Redemptoris Mater ,par Marko Rupnik sj

La tâche prophétique de l'agent de communication chrétien

« L'agent de communication chrétien en particulier a une tâche prophétique, une vocation: dénoncer les faux dieux et les fausses idoles d'aujourd'hui — matérialisme, hédonisme, consumérisme, nationalisme étroit, etc. ... — proclamant à tous un ensemble de vérités morales fondées sur la dignité et les droits humains, l'option préférentielle pour les pauvres, la destination universelle des biens, l'amour des ennemis et le respect inconditionnel de toute forme de vie humaine, de la conception à la mort naturelle; et la recherche de la réalisation la plus parfaite du Royaume dans ce monde, tout en demeurant conscient que, à la fin des temps, Jésus restaurera toutes choses et les retournera au Père » (cf. 1 Co 15,24)." {

{L'ethique dans les moyens de communication sociale", Mgr John Folley Vatican 2000}
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dimanche 1 mai 2016

Pourquoi les médias sociaux ne changent-ils pas le monde ?

Pourquoi les médias sociaux ne changent-ils pas le monde ?

La prolifération de l'usage des médias sociaux n'a pas abouti à un changement social significatif, estiment les chercheurs Alex Pentland, Manuel Cebrian et Iyad Rahwan dans un article (.pdf) du dernier numéro de la revue Communications of the ACM. Pour Alex Pentland, le directeur du Laboratoire des dynamiques humaines du Media Lab du MIT (dont nous avons souvent parlé, notamment en rendant compte de son livre sur la physique sociale) et du groupe de travail sur la science de la connexionIyad Rahwan (@iyadrahwan) directeur du groupe de recherche Scalable Cooperation du Media Lab et Manuel Cebrian du groupe de recherche consacré aux données Data61 de l'agence nationale de la recherche australienne, le CSIRO, si les médias sociaux ont fourni un carburant aux mobilisations spontanées, ils n'ont pas aidé à construire un changement social durable et réfléchi, c'est-à-dire des actions collectives coordonnées.

Pourquoi les médias sociaux ne parviennent-ils pas à transformer les mobilisations ?

Pour les 3 chercheurs, le fait que l'âge d'or des médias sociaux coïncide avec une crise du leadership mondiale, liée à notre incapacité à résoudre les grands enjeux auxquels nous sommes confrontés, n'est pas surprenant. Ni les leaders charismatiques ni les foules anonymes ne semblent être désormais en mesure de rendre les grands enjeux suffisamment populaires pour mobiliser et permettre à la société d'agir. Le paradoxe de la coexistence des médias sociaux avec la Fin du pouvoir qu'évoque l'éditorialiste et ancien ministre du Venezuela Moisés Naim(@moisesnaim) dans son livre semble plus pertinent que jamais.

Vidéo : Les chercheurs ont illustré leur article d'une vidéo et d'une BD (.pdf).
Ces dernières années, les médias sociaux ont pourtant été les catalyseurs d'intenses mobilisations allant des Printemps arabes, à Occupy ou encore à la chasse à l'homme suite aux attentats de Boston ou les règlements de comptes en ligne qui ont suivi les émeutes de 2011 en Angleterre... Dans la plupart de ces événements, les médias sociaux ont été les animateurs des mobilisations, mais sans parvenir à réaliser leur potentiel. Si les médias sociaux parviennent à mettre les sujets sur la scène, ils ne parviennent pas à les transformer, à les accomplir.
Pour ces spécialistes de l'analyse des réseaux, il est plus que nécessaire de comprendre pourquoi les médias sociaux ne sont pas parvenus à devenir un canal pour construire le changement social. Si la compréhension des processus de mobilisation sociale a progressé, nous sommes loin d'être parvenus à une théorie fiable. En d'autres termes, si nous avons développé des modèles capables de prédire la propagation d'idées en ligne, nous manquons de modèles pour prédire le changement de comportement. "Nous soutenons que ces échecs d'utilisation et de prédiction ne sont pas causés par un manque d'expertise dans l'analyse des données, mais par une attention insuffisante sur les structures d'incitation sous-jacentes, le réseau caché de motivations interpersonnelles qui constituent le moteur de la prise de décision collective et de l'action."

L'information ne suffit pas : comment construire de l'incitation à l'engagement ?

Pour les chercheurs, certaines expériences de mobilisation sociale ont montré le rôle des modalités d'incitation et pas seulement d'information. La capacité à faire levier des motivations personnelles des gens semble bien souvent un puissant moteur. Or, force est de constater que les médias sociaux peinent à maintenir et à favoriser la mobilisation sociale. Ils sont conçus pour maximiser l'information, la propagation et la viralité, au détriment de la construction de l'engagement et du consensus. Les médias sociaux actuels se préoccupent plus de diffusion d'informations qui sont chacune en concurrence pour l'attention des gens, que d'incitation ou de recrutement à l'action.
Pour les chercheurs, les médias sociaux commerciaux (parce qu'ils sont commerciaux) ont un "biais de viralité", qui conduit la recherche elle-même à se concentrer sur la dynamique de diffusion de l'information, plutôt que sur le recrutement à l'action. Selon eux, il est primordial de parvenir à mieux cartographier les incitations qui mènent à l'action... Les réseaux sociaux permettent de très bien mesurer la diffusion, mais beaucoup moins d'autres processus comme la réflexion, le processus argumentatif ou la formation de consensus... qui sont des facteurs importants pour relier les contenus à la motivation.

Des médias sociaux orientés vers le changement de comportement

Les 3 chercheurs rappellent tout de même que des progrès ont été réalisés dans la compréhension des incitations dans le domaine des sciences économiques, sociales et politiques, en faisant référence aux travaux sur la théorie de la conception des mécanismes d'incitation ou ceux sur les formes coopératives que sont le dilemme du prisonnier ou les jeux de l'ultimatum. Pour Pentland, Cebrian et Rahwan, ces méthodes sont autant de "sondes" qui permettraient d'affiner les modalités d'incitation dynamiques et doivent nous aider à développer de nouvelles générations de médias sociaux orientés vers le changement de comportements.
Si la diffusion d'information est essentielle à la formation des croyances, des opinions et des attitudes collectives, les incitations jouent un rôle tout aussi important. Convaincre quelqu'un est une chose, mais le recruter, l'engager à soutenir une cause exige plus de temps, d'efforts et de risques. Pour les chercheurs, il est essentiel de trouver de nouveaux paradigmes expérimentaux et de nouveaux outils d'observation qui favorisent non seulement la dynamique communicationnelle, mais aussi d'autres dynamiques qui engagent à la mobilisation sociale. Pour eux, il est essentiel de construire une nouvelle génération de médias sociaux qui favorisent la construction consensuelle de changements durables. "Les individus ne sont pas des atomes isolés. Sans une structure d'incitation correcte, un groupe d'individus ne peut pas se mobiliser en un collectif capable de résoudre des problèmes sophistiqués, voir changer la société". Pour les chercheurs, "c'est là la tragédie d'une société totalement connectée et également connectée".
Quand les gens discutent de questions sociales en ligne, il est très difficile pour eux de quantifier de façon fiable l'importance des différentes questions soulevées, peinant notamment à montrer la conscience (le nombre de personnes qui se soucient d'une question) comme la persistance (combien de temps les gens s'en soucient) de ces questions. Pour les chercheurs, cela rend difficile d'établir des seuils clairs d'importance permettant de prioritiser les problèmes. "Sans seuils significatifs pour l'action, l'ensemble de ces questions alternatives finissent par s'annuler mutuellement et conduisent au slacktisvism", comme le soulignait Moises Naim dans un récent article sur The Atlantic Cities.
L'attention individuelle et collective est finie. Si la capacité des plateformes pour déduire, manipuler et capter l'attention s'améliore, force est de constater qu'elles ne favorisent pas la coordination et la construction de collectifs complexes. Le "but" n'est jamais atteint...

Comment mesurer ce qui nous incite à agir ?

"Nous avons besoin d'une meilleure compréhension de la façon d'exploiter et d'activer les incitations des réseaux via le filtrage de l'information et la construction du consensus". Reste que ces incitations sont bien moins visibles. Elles se manifestent par les actions des individus qui proviennent elles-mêmes de multiples incitations. "Avant de produire une "théorie pratique de la mobilisation sociale", nous avons besoin de développer de nouvelles manières de mesurer, d'influencer et de modéliser les incitations en réseau pour interpréter l'action individuelle à leur lumière."
Pour Adam Smith, seules les actions observables comptent. Mais dans sa Théorie des sentiments moraux, Smith expliquait qu'une véritable compréhension des phénomènes sociaux doit intégrer une multitude de motifs psychologiques et culturels. "En déplaçant notre attention des processus viraux observables à la modélisation de la dynamique de la motivation sous-jacente", nous trouverons peut-être la voie vers la prochaine génération de médias sociaux.
Bien sûr, si les chercheurs pointent très bien les limites des médias sociaux actuels, ils n'expliquent pas vraiment à quoi ressemblera cette prochaine génération de médias sociaux...

Comment mobiliser efficacement nos relations sociales ?

Dans un autre article publié sur Medium, les auteurs reviennent sur la théorie des petits mondes ou des 6 degrés de séparation qui voudrait que nous soyons tous reliés les uns aux autres via des chaînes de relations individuelles de 6 maillons. Mais si ces théories nous permettent de mobiliser efficacement nos réseaux sociaux, ils ne disent pas grand-chose des procédures que les gens utilisent pour cela et ce d'autant qu'ils ne connaissent pas la structure des réseaux de nos amis d'amis. Pourquoi les gens participent-ils, relayent-ils (ou pas) les demandes qui parcourent ces chaînes relationnelles ?
Quand le sociologue Duncan Watts a entrepris de reproduire l'expérience de Milgram à l'ère d'internet en demandant aux gens de relayer un courriel, il a surtout constaté que la plupart des chaînes de recrutement s'éteignaient. Même si le coût pour chacun est minuscule, la plupart des requêtes formulées s'arrêtent en cours de route. Pour Watts, la raison était liée à l'insuffisance des incitations.
Pour les chercheurs cela montre que "si nous voulons exploiter véritablement la puissance de notre petit réseau mondial, nous devons fournir les bonnes incitations". Les chercheurs Jon Kleinberg et Prabhakar Raghavan ont imaginé alors des"réseaux de requêtes à l'incitation" consistant à récompenser les individus qui relaient les requêtes. Mais ce mode s'est révélé assez peu efficace en réalité, et très coûteux si ces incitations sont d'ordre financières par exemple...

Des défis pour comprendre le fonctionnement des réseaux

L'équipe du MIT a répondu en 2009 au défi réseau de la Darpa : un concours doté de 40 000 $ de prix consistant à faire retrouver 10 gros ballons rouges cachés sur le sol américain le plus rapidement possible via la mobilisation sociale. Elle a bien sûr remporté le défi en 6 heures en renversant les requêtes d'incitation. Plutôt que le recruteur fasse une offre aux recrues, celles-ci offraient une partie de la récompense à celui qui les avait recrutés pour participer.
Cette technique dite des "contrats fractionnés" est un moyen optimal pour recruter des personnes de manière distribuée, mais il a fallu 3 ans pour comprendre pourquoi ces contrats ont fourni un avantage concurrentiel par rapport aux requêtes d'incitation en réseau : l'avantage de ces contrats fractionnés est qu'ils nécessitaient de recruter très peu de personnes par recruteur pour fonctionner.
contratsfractionnes
Image : illustration du fonctionnement des contrats fractionnés, récompensant ceux qui ont recruté les participants.
En 2011, les chercheurs du MIT ont voulu répondre à un autre concours de la Darpa : le Darpa Schredder Challenge, un défi consistant à reconstituer un document déchiquetté en 10 000 petits morceaux. Pour répondre au défi, l'équipe du MIT a utilisé les contrats fractionnés pour recruter et mobiliser plus de 3500 participants, mais des actes de sabotage ont ébranlé ceux-ci, stoppant net les progrès collectifs et entraînant un exode massif des crowdworkers recrutés à cette occasion. Si l'équipe du MIT n'a pas remporté ce défi, elle a appris des limites de l'ouverture à la participation. Les contrats fractionnés et la production participative (crowdsourcing), comme la plupart des formes participatives sont souvent démunies face aux questions de malveillance, de vandalisme ou de sabotage.

Limiter le sabotage ?... Pas si simple !

Les chercheurs du MIT réfléchissent maintenant à des moyens pour désactiver le sabotage... Si les contrats fractionnés savent récompenser la participation le long des chaînes de recrutement, les recruteurs de saboteurs doivent être incités à vérifier, arrêter ou punir les saboteurs qu'ils ont recrutés. La solution pratique est encore à tester, estiment les chercheurs. Reste que réduire le sabotage ne sera peut-être pas si simple.
Des chercheurs ont en effet mis à jour le "dilemme de la production participative". En fait, dans le cas où des équipes recherchent le même type d'information, les comportements malveillants semblent la norme plus qu'une anomalie. Pire : rendre le sabotage plus coûteux ne dissuade pas les saboteurs, mais conduit toutes les équipes en compétition à un résultat moins efficace, du fait d'une recherche collective moins bienveillante et d'une plus forte agressivité. Si la recherche participative est efficace, facile à mettre en oeuvre et peu chère, elle est sensible à la malveillance notamment du fait même de ses méthodes de recrutement. Les formes participatives et leurs ennemies évoluent de concert : à mesure que l'une s'arme, l'autre répond. Tout l'enjeu est d'arriver à recruter plus de participants bienveillants que de malveillants.
En fait, estiment les chercheurs : la manière dont nous cherchons des gens donne beaucoup d'information sur ceux qui cherchent. Le sociologue Mark Granovetter a montré que l'étendu et la diversité de nos "liens faibles" nous donnent des opportunités pour augmenter nos capacités (voir notamment "Les liens faibles, moteurs de notre diversité informationnelle ?" et "Réseaux contre hiérarchies : liens faibles contre liens forts"). Les personnes qui peuvent plus facilement accéder à la connaissance, à l'information, aux possibilités d'emplois au sein d'une grande diversité de communautés sont plus en mesure que les autres de tirer parti de cette position privilégiée. Comme l'ont montrés les travaux de Marta Gonzalez duLaboratoire sur les mobilités humaines et les réseaux du MIT : les réseaux urbains sont constitués de communautés très homophiles. En fait, les humains ont favorisé les réseaux où un message peut atteindre tout le monde et permettre de trouver des personnes semblables de manière plus efficace, même si cela implique que tout le monde sache à quelles communautés la personne appartient. C'est un exemple de structure auto-organisée qui permet à de petits groupes d'individus de résoudre un problème complexe par la coopération en tirant profit de la connaissance collective.
Le problème est que les réseaux sont constamment en effervescence, constamment à la recherche d'une reconfiguration pour augmenter leur consultabilité, leur portée... quand bien même cela mène à un monde trop interrogeable, trop connecté au détriment de l'attention et de l'énergie de chacun. Un peu à l'image des médias sociaux que nous utilisons qui cherchent toujours à élargir le nombre de personnes auxquels vous êtes liés, quand bien même cet élargissement conduit toujours à une toujours plus insoluble infobésité. Pour les chercheurs, l'enjeu ne semble pas tant de trouver des configurations sociales simplifiées ou des modes pour disparaître des réseaux... que d'interroger les questions d'incitations et de participation, de concentration plus que de dilution, d'engagement et d'activité.
Hubert Guillaud

vendredi 9 décembre 2011

Patriarches catholiques d'Orient : Recommandation concernant les media

Les Patriarches catholiques d'Orient tiendront en 2012, du 17 au 19 avril, si les conditions de sécurité le permettent,un congrès pour la pastorale des médias .Il sera  convoqué, par le Conseil pontifical pour les moyens de communication sociale et rassemblera les évêques au Liban.,rapporte ZENIT.org, lundi 5 décembre 2011


Dans les textes  des recommandations, de l’appel et des décisions du congrès du Conseil des patriarches catholiques d'Orient qui s’est tenu à Bkerké les 14-17 novembre 2011,concernant la situation des chretiens d'Orient " en  vue d'activer les recommandations du synode des évêques pour le Moyen Orient et à la lumière des circonstances actuelles dans leurs pays, les pères ont consacre leur 4eme recommandation au " rôle de l'information et des médias chrétiens émettant via satellite":
 
" Nul n'ignore désormais le rôle croissant des médias avec leurs technologies modernes de diffusion par satellite dans la transmission de l'information et la communication sociale, ainsi que le rôle qui devrait leur être reconnu au service de l'Evangile et de la transmission du message de l'Eglise à la société et à la famille. C'est pourquoi les pères ont recommandé d'accorder à ces médias éducatifs ce qui leur revient d'attention et d'intérêt de la part de l'Eglise, d'encourager leur développement et de les traiter comme un moyen moderne et efficient dans la formation chrétienne et le kérygme."

Aussi  "Les pères ont béni la mission d’information dont s'acquitte la chaîne "Télélumière-Noursat" émettant via satellite largement écoutée dans nos pays et dans la diaspora, la radio "La Voix de la Charité" dont l'émission ne cesse de se développer quantitativement et qualitativement avec la chaîne télévisée issue d'elle "TV Charity" qui vise la jeunesse en premier lieu mais englobe aussi la société et les classes pauvres."
Et rien sur les autres moyens ou institions qui oeuvrent dans le meme champ, notamment dans le champ de l'Internet ou l'espace numerique , nouvele espace pour la nouvelle Evangelisation.

lundi 7 novembre 2011

Concert des Prêtres Spiritus : L’effet Prêtres… au zénith

Retour en images sur le concert des Prêtres à Paris

 
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Venus interpréter leur album « Gloria » à Paris, Les Prêtres, accompagnés par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d'Embrun, ont fait 3500 entrées au Palais des congrès, le 13 novembre 2011.
 
Parmi le public familial venu applaudir Les Prêtres, Mgr Matteo De Mori, conseiller de nonciature à Paris, représentait Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique en France. Mgr Jean-Yves Nahmias, évêque auxiliaire de Paris, et Mgr Georges Gilson, archevêque émérite de Sens-Auxerre ont aussi assisté au concert.

Au cours de la soirée, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d'Embrun, a proposé aux spectateurs de réciter la prière du « Notre Père ».
 

P. Jean-Michel Bardet, P. Charles Troesch et Joseph Dinh Nguyen

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Avec Mgr di Falco Léandri, Yves Duteil, Michèle Torr et Daniel Guichard

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Depuis la régie

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Concert des Prêtres Spiritus : L’effet Prêtres… au zénith

Les trois chanteurs, qui ont vendu 1,3 million de CD, sont devenus un phénomène de société, comme à Lille, point de départ de leur nouvelle tournée qui passe le 12 novembre par à Paris
Samedi 29 octobre, 23 h 15. Dans le vaste hall du Zénith de Lille, une cinquantaine de personnes rangées derrière des barrières de sécurité attendent de pouvoir approcher leurs idoles du jour ; les uns munis d’un exemplaire de l’album « Gloria » acheté à la « boutique officielle », les autres d’un programme de la soirée vendu pour 15 €. Pas à pas, tous avancent vers la table où, depuis une demi-heure, quatre hommes en noir signent des autographes en recevant confidences et compliments. 
Mgr Jean-Michel di Falco ouvre le bal. À ses côtés, le P. Jean-Michel Bardet, l’ancien séminariste Joseph Dinh Nguyen Nguyen, et le P. Charles Troesch. Les Prêtres. Nul vertige chez ces quatre-là, tout juste sortis de scène. Mais de la fatigue. Leurs regards disent qu’ils seraient plus à leur place à leur hôtel, payé par TF1, producteur du spectacle, d’autant que le lendemain, un autre concert les attend à Caen. Voire qu’ils seraient mieux dans leur diocèse de Gap, lieu de leur vie normale, recueillie.
Une société en souffrance ? 
C’est que, depuis ce dimanche de mars 2010 où Michel Drucker les a propulsés vers les sommets dans « Vivement dimanche », émission de France 2, « vie normale » n’a plus le même sens pour ceux qui avaient fait autrefois le vœu d’aider les autres dans la prière et l’écoute. Les voilà « stars » sans l’avoir choisi, ils le répètent chaque fois que la question est posée et semblent n’y rien pouvoir. Leurs concerts ont attiré plus de 80 000 personnes. Et surtout, ils ont vendu 1,3 million de disques, « autant que Lady Gaga : on fait la course avec qui l’on peut ! », plaisante Jean-Michel di Falco, grand organisateur de la tournée, qui intervient pendant le spectacle, et le transforme en célébration en invitant l’assistance à prononcer le « Notre Père », tournée vers la croix lumineuse qui décore le fond de la scène.
Tout cela est à but humanitaire (lire ci-contre). « Il n’y a pas de honte à le dire quand c’est pour venir en aide aux autres », justifie l’évêque de Gap, applaudi par son public. Il n’empêche, à ce stade, on ne parle plus seulement de réussite du projet, mais de phénomène de société. « Ce qui arrive est totalement inattendu pour nous, et pour tout le monde du disque, convient Mgr di Falco. Peut-être est-ce le signe d’une société en souffrance ? Les gens qui nous écrivent ne se contentent pas de dire merci, ils racontent leur vie. Souvent des situations extrêmement difficiles. » 
« C’était magnifique ! »
Parmi ceux-là, voici Élisabeth, 39 ans, venue seule au concert qu’elle a pu admirer du deuxième rang : « C’était magnifique. Je suis de nature anxieuse, et sincèrement, lorsque je les entends, je ressens une aide. »
Catholique pratiquante, cette mère de famille originaire de Douai a écrit un jour un commentaire sur le site du diocèse de Gap pour expliquer pourquoi le disque l’avait touchée. « J’ai souffert de dépression. Et leur musique agit sur moi comme un traitement. Il n’y a pas une journée sans les écouter », confie-t-elle. Sans le savoir, en laissant son message, Élisabeth a remporté un concours donnant droit à une place. 
À présent, la voilà attendant son tour parmi d’autres, échangeant des impressions sur le concert, tenant un livre qui retrace la saga des Prêtres, qu’on ne trouve pas à la vente sur place en raison d’un désaccord entre l’éditeur, les Éditions du Rocher, et TF1 Productions. Les affaires restent les affaires. Elle a aussi préparé des enveloppes sur lesquelles les noms de chacun des quatre sont inscrits. Elles contiennent des photos de là où elle vit et une lettre.
Sa voisine dans la file prépare, pour un autographe, son billet du concert qui vient de s’achever. Pendant deux heures, le trio campé derrière des pupitres, accompagné d’une chorale de quarante personnes et de musiciens, a enchaîné les airs de leurs voix sans effets ni excès, douces, qui font leur popularité mystérieuse. Les Prêtres ont alterné les reprises de chansons célèbres (de « Savoir aimer » de Florent Pagny à « Quand on n’a que l’amour » de Jacques Brel) et les « créations » : des airs du répertoire classique, électrisés par les arrangements « pop eucharistique » de Roger Loubet, autrefois musicien attitré de Michel Sardou, aujourd’hui sur scène derrière son clavier. Ainsi, ce méconnaissable « Boléro » de Ravel, aux maints effets tonitruants, qui ouvre le concert, et auquel Mgr di Falco adjoint ses paroles inspirées par la Bible, « invitant à respecter la création du monde ».
Comme un « cadeau du ciel »
Le spectacle a plu. Ici, un homme, la soixantaine, confie sa satisfaction d’avoir entendu « L’Indifférence », de Gilbert Bécaud, « qu’il est temps de redécouvrir car elle parle d’aujourd’hui ».  Là un autre confie que « Un enfant est parti » l’a profondément atteint. Ce titre, composé sur l’ « Adagio » de Beethoven, évoque le suicide d’un adolescent. Nulle voix dissonante dans le concert de louanges. Élisabeth, enfin, défile devant le quatuor si important pour elle. Chacun signe le livre, prend son enveloppe, remercie. La scène dure quelques secondes. « J’ai été comblée. Je prends cela comme un cadeau du ciel », sourit-elle.
Quatre jours plus tard, Élisabeth nous envoie un message : « Je ressens encore les bienfaits du concert… Je me sens comme “boostée”… Je ne dis pas que ma dépression a disparu, mais une “petite flamme” éteinte depuis plus de trois ans s’est rallumée. Des personnes m’ont trouvée radieuse ! Oui, les Prêtres font aussi des miracles auprès de ceux qui les écoutent ! J’ai déjà réservé pour leur concert à Bruxelles, le 28 janvier 2012… »

En concert vendredi 11 novembre 2011 à Orléans, samedi 12 à Nantes, dimanche 13 au Palais des Congrès à Paris, puis le 16 décembre à Troyes, le 17 à Dijon, le 18 à Amnéville (57).
JEAN-YVES DANA

jeudi 28 avril 2011

رئيس اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام في لبنان: نحتاج الى إعلام مسيحي يساعد على صنع نسيج العيش معاً والحوار بين الثقافات والأديان




مقابلة مع المطران بشارة الراعي

حاضرة الفاتيكان، الخميس 07 أكتوبر 2010 (Zenit.org) – أوسيب لبنان - أجرى موقع أوسيب – لبنان مقابلة خاصة مع رئيس اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام المطران بشارة الراعي، في إطار المؤتمر العالمي المنعقد في روما الذي نظمه المجلس الحبري لوسائل الاتصالات الاجتماعية تحت عنوان "وسائل الإعلام الكاثوليكية في العصر الرقمي" من 4 ولغاية 7 تشرين الأول 2010 .
بداية كيف تقيّم هذا المؤتمر ؟
فتح المؤتمر أمامنا آفاق واسعة لراعوية وسائل الإعلام، وبخاصة الصحافة الكاثوليكية والمسيحية.
أدركنا من جديد قيمة الوسائل الإعلامية وتقنياتها لنقل الحقيقة والقيم والخبر البناء، ولتكوين رأي عام واعٍ وموضوعي. وإتضح لنا مسؤولية إستخدام وسائل الإعلام لنعلن سر المسيح والكنيسة، وسر الإنسان، ومعنى التاريخ، ولكي نصغ إلى أصوات شعبنا والعالم ونعطي أجوبة مسؤولة وملائمة لخطاب يكلم عقل الإنسان اليوم وقلبه.
وضعنا المؤتمر في إتصال مباشر مع أوضاع الصحافة الكاثوليكية ووسائل الإعلام في مختلف مناطق العالم، من خلال الممثلين عن 85 بلداً فأدركنا حقيقة أن "العالم أصبح قرية كبيرة" بفضل وسائل الإعلام وتقنياتها، وإن الكنيسة مدعوة لتكون صاحبة حضور فاعل ومتفاعل مع هذه "القرية الكبيرة".

أي رسالة حملتم عن الإعلام في لبنان ؟

أطلعنا المشاركين في المؤتمر على واقع الصحافة ووسائل الإعلام في لبنان، التي تتكلم بإسم المجتمع اللبناني وبإسم الكنيسة في لبنان، وتخاطب العالم العربي وتعبر عن مواقفه، هو الذي يعاني من حرمانه حرية التعبير والرأي.
وأوضحنا كيف أن الكنيسة لا تحتاج الى صحف كاثوليكية يومية، لأن كل الصحف اليومية المسيحية والإسلامية تنقل ما تقوله الكنيسة، وأخبار الكنيسة. وهذه ميزة خاصة في لبنان، وتشكل فرادته وغناه.

وبيّنا أيضاً أن الكنيسة في لبنان تنقل، عبر وسائل الإعلام، الخاصة بها وسواها، فضلاً عن تعليمها الروحي والكنسي والليتورجي والعلمي واللاهوتي، موقفها ورأيها في الشؤون الوطنية والسياسية.

ولذلك يترقب الجميع مسيحيون ومسلمون وسياسيون وديبلوماسيون، داخلياً وإقليمياً ودولياً، صوت الكنيسة حول الشؤون العامة المطروحة.

كيف ستتابع اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام في لبنان نتائج هذا المؤتمر ؟

نتابع نتائج المؤتمر بعقد لقاء مع المسؤولين عن الإعلام المسيحي لوضع خطة عمل فاعلة لراعوية وسائل الإعلام ، نتابعها بإعطائها الوسائل الإعلامية وسائر تقنياتها مضمون أغنى، يكون على مستوى تقدم التقنيات وكلفتها. ونتابعها بنوع خاص من خلال سماع أصوات الشباب والعائلات والشعب، المعبّر عنها في مختلف التقنيات الإعلامية، ومن خلال إعطاء أجوبة ملائمة لتطلعاتهم وإنتقاداتهم وإقتراحاتهم ورغباتهم.

نتابعها بالتعاون الوثيق مع المسؤولين عن الإعلام الكنسي، من خلال اللجنة الأسقفية لوسائل الإعلام، لكي تكون صوتاً واضحاً وموحداً وموضوعياً للكنيسة في لبنان، عبر كل مؤسسة إعلامية وفقاً لموهبتها وحقل عملها وتنظيمها وهيكليتها.

ونتابعها عندما نعمل بهدفين أساسيين :
- إعلان صوت الكنيسة والحقيقة
- تكوين رأي عام واعٍ وموضوعي ومسؤول.

أي دور للإعلام المسيحي اليوم في لبنان ؟
إن لبنان الذي يزخز بالوسائل الإعلامية وتقنياتها، يحتاج حاجة ماسة إلى إعلام مسيحي يقول كلمة الحق التي تبين وتحرر وتجمع. فالإعلام المسيحي يكون مسيحياً بمقدار ما يستمر بالحقيقة التي أعلنها يسوع المسيح، وهي حقيقة الله والإنسان والتاريخ.

نحتاج إلى إعلام مسيحي يتكلم بوضوح لغة إنسان اليوم من حيث الشكل والأسلوب وتنوع المواضيع وجدّتها، على أساس من الثوابت اللاهوتية والأخلاقية والوطنية.
نحتاج الى إعلام مسيحي يتلاءم في طرحه وخطابه ومضمونه المتغيرات السريعة والمتواصلة في وجه مجتمعنا وفي طريقة عيش شعبنا الذي تطغو عليه تغييرات عدة، والروح الإستهلاكية، إلى جانب إبتعاد ملحوظ عن الممارسة الدينية وعن القيم الأخلاقية والإجتماعية.

نحتاج الى إعلام مسيحي يساعد على صنع نسيج العيش معاً والحوار بين الثقافات والأديان.

نحتاج الى إعلام مسيحي يتكلم بحرية وواقعية مع العالم العربي على أساس من المحبة والحقيقة.

لا يستطيع المسيحيون في لبنان إهمال دور الإعلام المسيحي وأهمية رسالته


lundi 25 octobre 2010

Proposition 33 Du Synode Sur les Medias

Les Pères synodaux ont relevé l’importance capitale des nouveaux moyens de communication pour la formation chrétienne au Moyen-Orient ainsi que pour l’annonce de la foi. Ils sont des réseaux de communication privilégiés pour propager l’enseignement de l’Église.

Concrètement, les Pères synodaux recommandent d’aider et de soutenir par tous les moyens les structures déjà existantes dans ce domaine, telles que « Télé-lumière-Noursat », « la Voix de la Charité », et autres, afin qu’elles réalisent, dans un esprit ecclésial, les objectifs pour lesquels elles ont été créées. Certains ont même souhaité soutenir la création d’une cité médiatique pour Noursat régionale et internationale.

Les Pères recommandent vivement aux responsables des structures audio-visuelles dans nos Églises:
- Former une équipe spécialisée sur les plans théologique et technique.
- Établir des programmes de formation biblique à usage pastoral.
- Mettre un sous-titrage en turc et en persan à l’usage des chrétiens de Turquie et d’Iran.  
http://www.la-croix.com/Propositions-finales-du-Synode-pour-le-Moyen-Orient/documents/2443651/47602