Mosaique de la chapelle Redemptoris Mater ,par Marko Rupnik sj

Mosaique de la chapelle Redemptoris Mater ,par Marko Rupnik sj
Mosaique de la Chapelle Redemptoris Mater ,par Marko Rupnik sj

La tâche prophétique de l'agent de communication chrétien

« L'agent de communication chrétien en particulier a une tâche prophétique, une vocation: dénoncer les faux dieux et les fausses idoles d'aujourd'hui — matérialisme, hédonisme, consumérisme, nationalisme étroit, etc. ... — proclamant à tous un ensemble de vérités morales fondées sur la dignité et les droits humains, l'option préférentielle pour les pauvres, la destination universelle des biens, l'amour des ennemis et le respect inconditionnel de toute forme de vie humaine, de la conception à la mort naturelle; et la recherche de la réalisation la plus parfaite du Royaume dans ce monde, tout en demeurant conscient que, à la fin des temps, Jésus restaurera toutes choses et les retournera au Père » (cf. 1 Co 15,24)." {

{L'ethique dans les moyens de communication sociale", Mgr John Folley Vatican 2000}

samedi 26 novembre 2011

Parole de numéricien, livre de Milad Doueihi

Parole de numéricien… « Veille et Analyse TICE

Parole de numéricien…

La parution du livre de Milad Doueihi, la grande conversion numérique, (trad Paul Chemla, Seuil la libraire du XXIè siècle, Paris 2008), mérite, à mon avis, cette fiche de lecture.
Comment ne pas conseiller la lecture de cet ouvrage à toute personne un tant soit peu concernée par les enjeux culturels politiques et sociaux du développement des technologies de l’information et de la communication dans nos sociétés. L’auteur n’est pas un professionnel du domaine c’est un historien de l’Occident moderne ce qui peut surprendre. Il revendique dans cet essai le titre de « numéricien » et se défend d’être un technicien ou un enthousiaste. En fait le choix de ce néologisme n’est pas innocent car il veut signifier l’importance culturelle (cf la littéracie) de cette évolution. De plus, apr ce terme, il conforte notre questionnement sur la culture numérique émergente et renforce notre interrogation sur la numéritie (numéricie ?).
Je vous propose d’explorer plusieurs thématiques clés qui sont abordées dans cet ouvrage :
- La dimension religieuse du passage de l’analogique au numérique, il s’agit d’une conversion. La métaphore religieuse va plus loin dans la mesure où la dimension universelle semble être au coeur du débat sur le mode civilisateur en train d’émerger et pas seulement sur le mode de civilisation. En appelant volontiers à Jacques Ellul au début de son ouvrage, l’auteur écrit « c’est ainsi qu’émerge une nouvelle civilité qui organise la gestion de la présence et de la représentation numériques de l’individu en fonction de la réaliyté technologique, voire du « réalisme technologique ». Au rang des éléments discursifs en cours d’évolution, de conversion pourrait-on dire, on trouve la question de la culture de l’imprimé, celle de l’identité, celle de la vie privée, celle de la sécurité, de la confiance et celle de l’archive. Ce qui est frappant dans l’analyse de M Doueihi c’est le fait que ces évolutions se font, selon lui, dans une autonomie, voire un rejet très importante des précédentes. Ainsi constate-t-il que la culture de l’imprimé ne sert pas de matrice aux nouveaux usagers jeunes, alors qu’elle sert souvent de cadre d’analyse du monde adulte. De plus il met en évidence la nécessaire défiance envers le discours des technologues et les pratiques sous jacentes. Ordonner et subjuguer sont des piliers sur lesquels se développent les discours des spécialistes et professionnels du domaine, à l’instar de leader charismatiques utilisant souvent ces méthodes pour mener les foules.
- Dans un chapitre consacré à la fracture numérique et à la compétence numérique, l’auteur écrit « Fondamentalement du point de vue qui est le nôtre dans cet essai, la culture numérique est faite de modes de communication et d’échange d’information qui déplacent, redéfinissent et remodèlent le savoir dans des formes et formats nouveaux, et de méthodes pour l’acquérir et le transmettre. » La notion de compétence numérique est ici comprise dans la définition juridique de la compétence qui suppose le passage à un savoir lire, un savoir faire nouveau, autrement dit à un basculement global. L’opposition entre l’imprimé et le numérique est dès le début de l’ouvrage au coeur de l’analyse. Mais l’originalité est ici de ne pas les mettre en concurrence ou en continuité mais en différence. Autrement dit la nouveauté du lire et de l’écrire numérique ne peut s’analyser avec les outils de l’imprimé. C’est la notion d’anthologie qui est au centre de cette analyse. En effet pour l’auteur un des éléments centraux de cette conversion est le processus anthologique dans lequel chaque utilisateur s’inscrit dès lors qu’il intègre les pratiques numériques.  
C’est aussi cette dimension anthologique faite de copie de fragments rassemblés selon la logique d’un lecteur auteur, entre autres, qui introduit le principal changement par rapport à la lecture de l’imprimé. Le parallèle avec la démarche des encyclopédistes est d’ailleurs éclairante.
- Dans un tel univers, la dimension identitaire devient centrale. Non seulement la personne pose des traces sur le réseau, mais le réseau enregistre, parfois à son insu, les traces de ses activités. Cette double construction de l’identité numérique n’est pas sans poser problème sur les nouveaux modes de relation sociale qui se construisent, parfois dans des niveaux de violence importants, qu’ils soient explicites (débats et échanges anonymes) ou implicites (surveillance, exploitation des traces personnelles).
- La cité qui se construit avec nous serait en train de passer du mode grec au mode romain. Autrement dit d’une cité, comme le montre Emile Benvéniste, qui passe du polis au civis. Ainsi le politique se trouve remplacé par le citoyen, il en est ainsi avec le développement des réseaux sociaux actuels. Du coup la relation à l’information et à la décision est à revoir. C’est pourquoi l’auteur termine son ouvrage sur la question du droit et des licences ouvertes et libres. Sans prendre position, il démonte es univers en cours de construction pour mettre en évidence la tension entre les trois axes : le deuxième, celui de Google principalement se situe entre le premier, celui propriétaire de Microsoft et celui totalement libre du monde des licences GPL et autres creatives commons. L’auteur voit dans ce développement la construction d’un nouvel ordre qui survient inexorablement du fait même de la nature des technologies qui le porte.
- La lecture de l’historien bien informé est capitale au moment où les pratiques numériques se forgent dans des positions plus arrêtées. Sans les nommer comme tels, web 2.0 et web 3.0(sémantique), car venu d’effets de discours, l’auteur nous propose dans ce brillant essai de prendre en compte le développement des réseaux sociaux et la structuration technicienne de cet univers comme cadre d’analyse.
Le dernier chapitre de l’ouvrage porte sur la question de l’archivage. L’historien sait de quoi il parle. C’est autour de cet élément qu’est en train de se poser les questions les plus importantes pour l’avenir de la société qui se construit : comment archivons nous et que faisons nous de nos archives.
Si l’on rapporte ce dernier questionnement à chacun de nous cela revient à nous questionner sur notre travail de mémoire individuelle que nous menons chaque jour et qui se trouve désormais prolongé par cette mémoire externe, et collective qui vient nous bousculer.
Un livre essentiel à lire sans retenue…
BD

jeudi 24 novembre 2011

Comment l’internet transforme-t-il la façon dont on pense ? (1/5) : un réseau d’humains et de machines enchevêtrées


Comment l’internet transforme-t-il la façon dont on pense ? (1/5) : un réseau d’humains et de machines enchevêtrées

Par Hubert Guillaud le 09/02/10 | 9 commentaires | 12,091 lectures | Impression
“Comment l’internet transforme-t-il la façon dont vous pensez ?”, telle était la grande question annuelle posée par la revue The Edge à quelque 170 experts, scientifiques, artistes et penseurs. Difficile d’en faire une synthèse, tant les contributions sont multiples et variées et souvent passionnantes. Que les répondants soient fans ou critiques de la révolution des technologies de l’information, en tout cas, il est clair qu’internet ne laisse personne indifférent.
“Une nouvelle invention a émergé, un code pour la conscience collective qui nécessite une nouvelle façon de penser”, explique John Brockman, l’éditeur de The Edge. “Le cerveau collectif externalisé est désormais le cerveau que nous partageons tous ! Cela ne concerne pas l’informatique. Ni ce que signifie d’être humain – en fait, cela défie nos hypothèses préférées sur ce point précis. Cela concerne ce que nous pensons.” L’internet nécessite-t-il de penser autrement ?
theedge
http://www.internetactu.net/2010/02/09/comment-linternet-transforme-t-il-la-facon-dont-on-pense-15-un-reseau-dhumains-et-de-machines-enchevetrees/

Ethique, deontologie et responsabilite des journalistes selon le Catechisme Catholique

Catechisme Catholique
Respect de la Verite,8eme commandement:

Article 8 LE HUITIEME COMMANDEMENT

La déontologie dans les medias arabes

La déontologie dans les medias arabes

Quelle déontologie dans les medias arabes en général et libanais en particulier ?
C’est à cette question  que  je devais répondre dans l’un des séminaires du  congrès de l’IFEX à Beyrouth. Je reprends dans cet article un résumé de mon intervention.
Avoir de l’éthique et respecter les codes de la  déontologie nécessitent au préalable d’être libre. Quand on n’est pas libre on ne peut pas être responsable de nos faits et on ne peut pas exprimer  nos propres convictions.
A partir de là, il est très difficile d’évoquer le thème de la déontologie des journalistes dans les pays arabes. Ces pays, dont la majorité écrasante est gouvernée par des régimes autoritaires ou totalitaires, n’autorisent pas une liberté de la presse et ne laissent pas de grande marge à la conscience du journaliste.
A part le Liban et le Koweit, la plupart des organes de presse dans les pays arabes, sont officiels ou officieux, ou au moins subissent la censure directe des autorités. C’est dans ces deux pays   où  la presse est pluraliste et  jouit d’une liberté totale à l’égard du Pouvoir.
Dans les autres pays arabes la situation varie entre liberté surveillée comme c’est le cas en Egypte,  ou  un contrôle total de l’Etat comme en Syrie  et dans les pays du golfe. L’Irak constitue un cas à part, où  la presse est passée du contrôle total de l’Etat sous l’ancien régime,  à une liberté chaotique où  les partis politiques et les grosses fortunes cherchent à l’utiliser comme  un outil de contrôle de l’opinion publique.
Dans ces conditions de travail,  le métier de  journaliste  s’approche de celui de fonctionnaire.  Le journaliste a du mal à exprimer ses propres pensées, il subit l’orientation  du pouvoir ou des propriétaires des organes de presse. Par la suite il ne peut pas être responsable  de ses écrits, et ne peut répondre à quelconque question concernant  l’éthique ou  la déontologie.
Au Liban, la situation parait différente.  La presse libanaise  a toujours jouit d’une liberté très large, du au régime démocratique qui règne  dans le pays depuis l’indépendance (1943), et au pluralisme politique, culturel et religieux garantit par la constitution, ce qui constitue  un cas unique  au Proche-Orient.
Mais cette liberté totale  qui a constitué durant des décennies un pont entre l’Orient et l’occident, et qui était à la base de la renaissance arabe depuis la seconde moitié du 19 eme siècle, a attiré les convoitises des régimes arabes qui ont cherché par différents moyens à s’approprier cette presse ou au moins à  acheter sa collaboration.
A cela s’ajoute un marché  libanais réduit (4 millions d’habitants), où se font la concurrence une dizaine de chaîne de TV locales, des dizaines de radios, une dizaine de quotidiens politiques, des dizaines de revues et magazines, plusieurs sites d’informations electroniques…dans un marché publicitaire en crise.  Ce qui fait qu’aucun des  medias libanais, absolument aucun, n’arrive à équilibrer ses finances, et doit par la suite  faire appel à la générosité des « frères » arabes ou à des partis politiques ou financiers divers.
A cela s’ajoutent des salaires de misère qui n’assurent pas aux journalistes une autosuffisance nécessaire à leur liberté. Les études montrent que plus de 80% de journalistes assurent que leur salaire ne satisfait pas leurs besoins, et qu’ils pratiquent l’autocensure. A partir de là on rejoint la situation des pays autoritaires où règne l’absence de liberté, et par la suite l’absence de responsabilité.
Ce qui fait que la liberté de la presse au Liban ne profite pas aux journalistes, mais plutôt aux propriétaires des titres et aux partis politiques qui transforment les medias en outil de propagande politique et de conditionnement de l’opinion publique.
——————————
Réflexions  à  partager :
Lors du séminaire de l’IFEX consacré  au « printemps arabe », deux points de vue se sont exprimés concernant l’avenir des révolutions arabes :
Nora Younes, d’Egypte, exprimant un doute sur l’avenir de la révolution dans son pays, voyant que rien n’a changé  jusqu’à maintenant, et que  le départ du Président à  lui seul ne constitue pas de changement.
Naziha Rejib, une activiste tunisienne, fait  remarquer qu’elle a une autre analyse de la situation, elle dit:  Nora est jeune, la jeunesse réclame tout et très vite… En Tunisie le changement constaté est que, avant la révolution, les gens dans les rues discutaient du football, maintenant ils parlent politique.  Et de constater : c’est un indicateur du grand changement qui se dessine.
http://ifexgm2011.wordpress.com/2011/06/06/la-deontologie-dans-les-medias-arabes/

Charte des journalistes en France 1918

Un journaliste, digne de ce nom,

- prend la responsabilité de tous ses écrits, même anonymes ;
- tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ;
- ne reconnaît que la juridiction de ses pairs, souveraine en matière d’honneur professionnel ;
- n’accepte que des missions compatibles avec la dignité professionnelle ;
- s’interdit d’invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d’user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque ;
- ne touche pas d’argent dans un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées ;
- ne signe pas de son nom des articles de réclame commerciale ou financière ;
- ne commet aucun plagiat, cite les confrères dont il reproduit un texte quelconque ;
- ne sollicite pas la place d’un confrère, ni ne provoque son renvoi en offrant de travailler à des conditions inférieures ;
- garde le secret professionnel ;
- n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;
- revendique la liberté de publier honnêtement ses informations ;
- tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières ;
- ne confond pas son rôle avec celui du policier.
Paris, Juillet 1918 - révisée en janvier 1938

Documents de l'ICOM ou Ucip

Lire aussi l'article "DEONTOLOGIE " dans Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ontologie_du_journalisme
Organisation Internationale des Catholiques dans les Medias









Documents adoptés par Ucip ou ICOM,






Médias pour une Justice sociale et économique








Pour une spiritualité des communications








La religion dans les médias : un défi professionnel








Presse et tolérance








Responsabilités de la presse dans les situations de conflits violents








La liberté de l'information








L'éthique professionnelle des journalistes








Nouvel ordre mondial de l'information et de la communication






 xhttp://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ontolohttp://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ontologie_du_journalismegie_du_journalisme

dimanche 20 novembre 2011

L’Eglise cherche une réponse aux demandes de débaptisation

L’Eglise de France cherche une réponse aux demandes de débaptisation
Officiellement, l’épiscopat ne dispose d’aucune statistique pour évaluer précisément ces demandes, qui arrivent dans tous les diocèses français, mais une étude menée en 2008 faisait état d’un millier de débaptisations par an.
Même marginal, le sujet est sensible pour l’Église de France qui cherche à répondre à ces demandes de manière pastorale.
Anticipons ce phenomene au Liban ,Comment?

http://bichar-bichar.blogspot.com/2011/11/leglise-cherche-une-reponse-aux.html

samedi 19 novembre 2011

Connaître la langue des signes française (LSF)

Vous avez beau lui répéter qu’une phrase, c’est « sujet, verbe, complément », Junior (10 mois) persiste avec ses « areu ! » exaspérants. Une seule solution pour l’aider à disposer rapidement d’un vocabulaire plus riche : apprenez-lui la langue des signes.
À l’âge où la plupart des marmots trépignent d’impatience devant l’incompréhension médusée de leurs géniteurs, Léandre (15 mois, 6 dents) communique calmement malgré ses trois mots de vocabulaire. Son secret : il utilise ses petites mains pour s’exprimer. La plupart du temps, ça fonctionne. À condition, toutefois, de connaître la langue des signes française (LSF). « La semaine dernière, mon fils râlait dans les bras de sa tante parce qu’elle ne comprenait pas qu’il voulait allumer la lumière ! » commente Anne-Catherine, qui suit depuis un an les ateliers de l’association Signe avec Moi (SAM).
Organisées un peu partout en France, ces sessions proposent de se familiariser avec la LSF à travers des comptines et des jeux très appréciés des tout-petits. « Leur but consiste à aider les enfants à manifester leur ressenti autrement que par des pleurs, en attendant que la parole se mette en place » explique Anaïs Gilles. Et Marielle d’illustrer les propos de la présidente par le souvenir ému de la nuit où son petit Marco a remplacé ses inconsolables crises de larmes par le geste « manger ». « Sans le recours à cette gestuelle, j’ignore combien de temps auraient duré ses fringales nocturnes » s’interroge cette maman soulagée (et reposée).

per la motricité fine de la main

Curieusement, si l’initiation à cette langue rencontre un franc succès chez les entendants, elle est beaucoup moins prisée des non-entendants. « La communauté des sourds à laquelle j’appartiens s’autorise peu à signer tant la pression médicale est forte pour l’inciter à parler » illustre Monica Companys, fondatrice des éditions éponymes. Elle cite le recours aux implants cochléaires et les séances d’orthophonies laborieuses pour briser le silence. Une situation que déplore Anaïs Gilles : « Le recours à la gestuelle est non seulement un mode d’expression ludique qui plaît à tous les enfants, mais aussi un moyen pertinent pour développer la motricité fine de la main. »
Anne-Catherine, elle, y a vu un atout supplémentaire : renforcer la complicité entre Léandre et son conjoint, qui a « trouvé plus facilement sa place dans (leur) trio. » Enfin, même s’il n’existe pas de méthode miracle pour avoir des enfants sages, le recours à la LSF peut servir une stratégie redoutable : acheter le silence de nos chères têtes blondes. « Si j’avais appris cette langue, j’aurais compris plus tôt que le mot “Quigongong” désignait un jeu de cartes et évité quelques déboires sonores » plaisante Joëlle, en repensant aux colères de sa petite dernière.
Les crèches, elles, ont bien saisi l’intérêt de ce concept. « Malgré le retard accusé par la France dans ce domaine (1), nous recevons de plus en plus de demandes de professionnels de la petite enfance dont l’une des missions consiste à renforcer la communication des tout-petits » constate une responsable de formation de Signe avec Moi. Et la présidente d’ajouter : « C’est également un excellent moyen pour favoriser l’ouverture d’esprit vers le handicap. » À l’aube de l’année 2012, il est temps.
 (1) Même si la situation évolue, la LSF est encore loin de rencontrer le succès de l’ASL (American Sign Language), qui constitue la quatrième langue la plus étudiée aux États-Unis.

Des ateliers pour apprendre

Certains parents participent aux ateliers SAM dès la grossesse de la maman pour se familiariser rapidement avec les signes. Une fois le bébé né, mieux vaut généralement attendre qu’il ait 5 ou 6 mois avant de commencer avec lui. En revanche, il n’y a pas d’âge limite : le côté ludique de cette langue plaît à tous les enfants, même ceux âgés de quelques années.

À lire

Les P’tits signes (livre et DVD), de Monica Companys (éd. Monica Companys), 2011.
Signe avec moi, de Monica Companys et Nathanaëlle Bouhier-Charles (éd. Monica Companys), 2005.
http://madame.lefigaro.fr/societe/dites-lui-avec-mains-161111-185856

mercredi 16 novembre 2011

La culture de l’Internet et la communication de l’Église,par Mgr di Falco-Léandri


Réunis le 12 novembre 2009 au Vatican , les acteurs du Net catholique ont rencontré les responsables des réseaux sociaux à l'initiative de la Commission Épiscopale d´Europe pour les Médias, présidée par Mgr di Falco-Léandri

Son intervention fait date,Cest pourquoi je vous recommande de  lire

avec attention partie suivante:

 jmdf.png

Internet est un révélateur .Ne nous leurrons pas. Ne faisons pas l’autruche. Internet se transforme, transforme notre société et ne peut pas ne pas transformer l’Eglise, ne peut pas ne pas transformer notre manière d’être et d’agir en Eglise, au risque de ne plus être témoins du Christ dans le monde d’aujourd’hui !
Avec internet, nous assistons à une révolution copernicienne qui a déjà ses effets sur notre manière d’être dans notre relation au monde, de nous situer dans le monde, d’interagir avec le monde. La prise de conscience par l’Eglise institutionnelle de l’importance d’internet est là. Nul doute. La preuve en est encore aujourd’hui. Mais savoir surfer sur la vague internet est une toute autre histoire.
Internet est un révélateur, un marqueur. Soit vous savez communiquer, soit vous ne le savez pas, soit vous êtes crédible soit vous ne l’êtes pas, soit vous répondez aux attentes soit vous êtes dans votre bulle, soit vous êtes prophète soit vous êtes le dernier des Mohicans, soit vous êtes vivant soit vous êtes fossile, soit vous connaissez la langue internet soit vous ne la connaissez pas et vous ne pouvez pas communiquer. Je compare souvent le mode de présence de l’Eglise dans le monde des médias et sur internet à ce qui est demandé à un missionnaire devant partir vers des terres inconnues. Que demande-t-on à un missionnaire avant son départ ? De connaître la culture du pays dans lequel il se rend et d’en apprendre la langue. Ne devrions-nous pas avoir la même attitude pour ce qui est de la présence dans les médias ?
Maîtriser de nouveaux langages

De nouveaux langages se constituent sur internet, utilisés par les jeunes. Abréviations, photos et émoticons, fichiers audios et vidéos sont prépondérants. La culture digitale se dote de sa propre grammaire, d’une langue en constante et rapide évolution. (LOL, MDR)  Notre génération a trop tendance à considérer comme superficiel tout ce qui est bref, instantané, porté sur l’émotion. Serait-ce que nous serions plutôt tournés vers l’écrit, les longs développements, la qualité de l’argumentation par les épais dossiers que nous devons traiter, les livres de théologie et les thèses que nous avons lus ou que nous lisons encore ? Mais à y regarder de plus près, l’Eglise dans son histoire n’a pas considérés comme seuls vecteurs de vérité les longs traités de théologie. Elle a su exprimer sa foi de manière concise et percutante. Qu’il suffise de citer la proclamation du kérygme dans les Actes des Apôtres. Elle a su utiliser des formes de communication non-verbale. Qu’il suffise de penser aux icônes, aux fresques et mosaïques de nos églises, aux vitraux et aux sculptures sur les tympans de nos cathédrales. Elle a su provoquer les émotions. Qu’il suffise d’écouter ses chants et ses musiques. Nous proclamons « une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père », mais il existe bien mille et une manières d’exprimer cette foi. Et l’aggiornamento demandé par le Pape Jean XXIII nous pousse à réactualiser sans cesse la manière dont nous proposons la foi aux nouvelles générations.
Nous sommes dans un monde pluraliste, où nombreux sont ceux qui, grâce à internet, peuvent avoir accès à tout et donner leur avis sur tout. L’Eglise ne peut pas ne pas en tenir compte. Avec la sécularisation, la mondialisation, la montée d’internet, notre vision du monde, de la vie, de la mort, et considérée par certains comme un produit parmi d’autres sur le marché des religions. L’Eglise ne peut pas communiquer comme si d’autres conceptions et interprétations du monde n’existaient pas. Elle a une Parole, un  message d’amour à proclamer, mais elle se doit aussi écouter et Internet est une formidable chambre d’écho de la vie du monde.
La Communication commence par l'écoute

Un ami a fait l’étude des sites chrétiens en français les plus consultés. Il en ressort que les sites catholiques en France viennent loin après les sites évangélistes alors même que les évangélistes sont une minorité par rapport aux catholiques dans notre pays. Comment cela se fait-il ? Pour lui les raisons en sont les suivantes :
La première c’est que  « Les évangélistes écoutent et les catholiques parlent. »
Par là il veut dire que les évangélistes sortent d’eux-mêmes pour se mettre d’abord  à la place des autres. Ils répondent aux besoins. « Que veux-tu ? » demande Jésus au paralytique, à l’aveugle-né. Autrement dit, « De quoi as-tu besoin ? Quel est ton désir le plus profond ? Je peux y répondre. » La communication commence toujours par l’écoute. D’où sa question : l’Eglise catholique parlerait-elle à partir d’elle-même sans prendre suffisamment en considération ce que vivent les gens ?
La seconde raison du succès des sites évangélistes par rapport aux sites catholiques, c’est que « les sites catholiques sont centrés sur eux-mêmes » et « considérés comme outils et non comme un monde à évangéliser. »
Par là, il veut dire que nos sites sont des extensions ou des duplicata de nos feuilles paroissiales, de nos bulletins diocésains. Ils sont à usage interne. Ils parlent la langue des initiés à l’usage exclusif des initiés. Les sites évangélistes, au contraire, veulent atteindre les internautes, utilisant internet comme outil et vecteur d’évangélisation.
D’accord ou pas avec cette analyse, il n’en demeure pas moins que nous pouvons prendre pour notre compte la nécessité d’écouter le monde pour mieux l’aimer et lui parler.
Si les sites institutionnels avec leur lourdeur sont nécessaires, les électrons libres peuvent l’être aussi. Quelqu’un comme Napoléon est certainement diversement apprécié dans une assemblée comme la nôtre, mais permettez-moi cependant de parler de lui pour une comparaison. Napoléon savait user dans une bataille aussi bien de la cavalerie lourde comme les Dragons enfonçant les flancs de l’adversaire, que des Voltigeurs venant piquer ces mêmes flancs tels des mouches du coche.
Un site internet devrait pouvoir mettre en contact avec Jésus-Christ et une Eglise vivante, une communauté où se vit l’unité et la charité. Loin de trouver cela, les internautes se trouvent bien des fois confrontés à un « système », qui certes a ses avantages une fois qu’ils en ont franchi le seuil, mais qui, dans un premier contact, fait davantage écran que courroie de transmission, n’ayant pas pour lui la souplesse de l’amour.
Ces voltigeurs de l’Evangile, je les vois dans les blogs créés par des laïcs. Cela entre dans le champ propre de leur activité, de leur vocation et de leur mission de baptisés dans l’Eglise et dans le monde.
La 44e Journée mondiale des communications sociales qui aura lieu le 23 mai prochain aura pour thème : « Le prêtre et la pastorale dans le monde digital : les nouveaux médias au service de la Parole ». En choisissant ce thème, le pape place l’urgence d’une évangélisation par le monde digital et du monde digital dans le cadre de l’Année sacerdotale. Il s’agira d’ « encourager les prêtres à affronter les défis qui naissent de la nouvelle culture numérique »  comme l’a souligné le communiqué de presse. Mais à mon sens, il ne s’agit pas là d’un appel à tous les prêtres à créer son propre blog. Il s’agit plutôt d’un appel aux prêtres à s’entourer de laïcs compétents pour la mise en œuvre de leurs sites paroissiaux ou de mouvements, un appel à collaborer, un appel à accompagner les laïcs qui se lancent (ou qui se sont déjà lancés) dans l’évangélisation par internet. C’est un appel à voir comment nous pouvons aider les internautes à discerner les sites catholiques de ceux qui se réclament comme tels mais ne le sont pas toujours.
Le rôle important des laïcs

Les médias réduisent souvent l’Eglise au pape et à quelques cardinaux. Raison de plus pour que les évêques et les prêtres laissent toute leur place aux laïcs sur le net. L’Action catholique consistait à évangéliser le même par le même, l’ouvrier par l’ouvrier, l’étudiant par l’étudiant, la femme par la femme, le patron par le patron, etc. Il nous faut retrouver cette intuition en ce qui concerne le net, et si ce n’est évangéliser le net, du moins évangéliser par le net. Seule la présence de chrétiens laïcs compétents et éclairés sur le net, s’exprimant en tant que chrétiens, pourra montrer qu’on ne peut réduire l’Eglise à sa hiérarchie et au pape.
Permettez-moi de décliner quelques propositions en ce sens :
- Dans la jungle des offres gratuites et des possibilités médiatiques, les chrétiens doivent apparaître avec un plus. Ce « plus » n’est pas un gadget, c’est le levain absolument indispensable pour que la pâte monte, c’est la lampe dans la maison, c’est le phare dans la nuit du monde et de nos vies. Mais il est absolument nécessaire de venir sur le marché du net avec ce « plus ».
- L’Eglise ne peut pas toucher tout le monde, en même temps, avec les mêmes contenus, sur les mêmes médias. Elle ne peut pas apparaître avec un discours monolithique. Les vies sont diverses, le monde est segmenté, l’Eglise se doit de diversifier son offre. Qui veut-on rejoindre, où, comment, pourquoi et pour quoi faire, pour mener vers quoi ? Tout ceci ne doit-il pas être pensé avant toute création de site ?
- Bien mesurer avant toute mise en ligne de la manière dont telle ou telle image, tel ou tel propos pourra être entendu, reporté, colporté, interprété. On peut mettre en ligne en connaissance de cause, mais on ne devrait jamais être surpris par les réactions et courir après les démentis et les rectifications. Si l’on est surpris par une réaction, c’est que l’on a mal analysé la situation avant de parler, donc pas été suffisamment à l’écoute. Bien réfléchir avant, et être spontané et réactif malgré tout. Le web est la culture du spontané.
- Il y a plus de 25 ans je disais que les cathédrales du XXIe siècle seraient médiatiques. Aujourd’hui ces nouvelles cathédrales sont à construire sur le net. Dans l’histoire de l’Eglise, dans le même temps que la charité se faisait inventive pour répondre aux nouveaux besoins, les anciennes structures subsistaient. Pour nous aussi, tout en assurant la vie de nos paroisses et de nos diocèses, nous devons avoir le souci de continuer à être là où sont les gens, là où le monde change, et donc à nous rendre sur You Tube, My Space, Facebook et autres. Ce n’est certes pas sans question, quelle forme de lien social se tisse entre les connectés ? Ces réseaux posent la question des frontières de l’intimité. Je ne ferai que mentionner les questions autour du rapport à la vérité et à l’identité, au temps et à l’espace, je l’ai déjà mentionné, le rapport à la culture, mais devons-nous être absent pour autant ?
- Ce ne sont pas les jeunes qui ne viennent  plus vers l’Eglise, c’est l’Eglise qui est loin de leur monde. En surfant sur le net, en allant sur n’importe quel site de rencontre comme Facebook on se rend bien compte du besoin de communiquer, du besoin d’une rencontre et d’un dialogue authentiques. L’authenticité pour eux est signe de vérité. Nous devons donc promouvoir une présence chrétienne sur le web faite d’opérateurs, prêtres inclus, maîtrisant certes les techniques de communication, mais sachant aussi offrir des espaces pour la recherche, la rencontre, le dialogue, la prière.
- Réfléchir au branding visant à travailler la notoriété et l’image. Le pape Jean-Paul II savait poser des gestes symboliquement chargés de sens. Seule l’écoute du monde d’une part, et l’écoute du Dieu de l’Evangile d’autre part, peuvent permettre de nous positionner là on l’on ne nous attend pas, de surprendre, de faire tomber les idées fausses sur l’Eglise.
Ces diverses pistes ne doivent pas donner à penser qu’on peut résoudre les problèmes de communication de l’Eglise par de simples mesures de communication au risque d’être de ces « cymbales retentissantes » dénoncées par Saint Paul, de ces instruments qui sonnent creux. Il nous faut être d’abord et avant tout habité. « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface » disait l’écrivain Victor Hugo. « L’agir suit l’être », disait saint Thomas d’Aquin, et avant lui Aristote. Nous agissons selon ce que nous sommes. Nous donnons à voir ce que nous sommes.
Certains croient qu’internet n’est que du virtuel ou du superflu. Tous nous connaissons des prêtres, des évêques pour qui internet est le dernier de leurs soucis et continuent leur pastorale comme si internet n’existait pas. Or internet fait de plus en plus partie intégrante de la vie quotidienne.  En n’y étant pas présent on se coupe d’une bonne partie de la vie des gens. Et lorsqu’on y est ce que l’on y donne à voir est inséparable de ce que l’on est. D’ailleurs, d’une manière naturelle, à moins d’être complètement paranoïaque, on prend ce que l’on perçoit pour la réalité ; et à moins d’être un parfait manipulateur, on donne à percevoir ce que l’on est. Il ne peut y avoir dichotomie complète entre l’être et le paraître dans l’esprit des gens, et je pense que nos sites et nos blogs disent beaucoup plus sur nous que nous ne l’imaginons.
S'occuper du monde

Ceci m’amène à aborder la question du témoignage, du témoignage chrétien, du témoignage du chrétien, de celui qui s’est laissé habiter par l’Esprit du Christ.
Voici ce que dit Nietzsche des martyrs dans son ouvrage L’Antéchrist : « Le ton avec lequel un martyr jette à la face du monde ce qu’il "tient-pour-vrai" exprime déjà un niveau si bas de probité intellectuelle, une telle indifférence bornée pour le problème de la vérité, qu’il n’est jamais nécessaire de réfuter un martyr. […] On peut être assuré que sur ce point la modestie, la modération augmente en fonction du degré de conscience que l’on apporte aux choses de l’esprit. […] Les martyrs ont fait tort à la vérité… Maintenant encore, il suffit d’une persécution un peu rude pour donner un renom de respectabilité au plus banal des sectarismes. » Pour Nietzsche, le martyre n’est pas autre chose que l’expression d’un fanatisme. Mais s’il ne différencie pas le fanatique du vrai martyr, c’est bien parce que les vrais martyrs sont rares. Nietzsche dénonce « le ton avec lequel un martyr jette à la face du monde ce qu’il "tient-pour-vrai" ». Faisons donc l’examen des sites internet qui se déclarent « chrétiens ». Lesquels peuvent ne pas donner prise à une telle accusation ? Combien sont de vrais témoins du Christ ? Combien peuvent se dire exempts de vérités assénées, exempts d’autosatisfaction, de dogmatisme, de langue de bois, de raccourcis, d’aveuglements, et même de manques d’amour, d’espérance, de foi même ?
Le concile Vatican II lorsqu’il traite de l’athéisme nous invite à faire notre examen de conscience à ce sujet : « Certes, ceux qui délibérément s’efforcent d’éliminer Dieu de leur cœur et d’écarter les problèmes religieux en ne suivant pas le « dictamen » de leur conscience ne sont pas exempts de faute. Mais les croyants eux-mêmes portent souvent à cet égard une certaine responsabilité. » (Gaudium et spes, 19)
Un site internet chrétien doit s’occuper du monde et non se couper du monde. Il doit éviter la langue de bois, éviter d’être lui-même idéologue cherchant à imposer sa vérité. Un site doit être ouvert au dialogue et au débat tout en montrant qu’il ne transigera pas avec certains principes acceptés par tous et partout. Il doit se contenter de proposer la vérité du Christ, fermement, tendrement, humblement. Et s’il s’agit de rendre compte de l’espérance qui est en nous à ceux qui en demandent raison (cf. 1 Pierre 3, 15), que ce soit  « avec douceur et respect » dit Saint Pierre.
Le faux témoin du Christ cherche à exaspérer, cherche la provocation. Le vrai témoin du Christ, c’est sans le vouloir qu’il exaspère. Le site chrétien doit donc exaspérer sans provoquer. S’il vient à agacer, ce doit être comme on peut l’être soi-même lorsque notre conscience nous agace à nous pousser au bien et à éviter le mal. Le site chrétien se doit d’être un éveilleur de consciences en misant sur l’attrait de tout homme à la bonté, à la vérité, à la beauté.
Nous avons parfois tendance dans l’Eglise à séparer l’Eglise et le monde, le sacré et le profane. C’est oublier que Jésus ne fait pas une telle distinction, ou plutôt, la distinction est autre, elle passe par la frontière de notre cœur. « Qui n’est pas contre nous est pour nous », dit-il aux disciples qui s’étonnent qu’il y ait des miracles chez les autres (Mc 9, 40). Ce qui invite à élargir l’espace de notre tente. Saint Augustin disait déjà au sujet de l’Eglise « beaucoup de ceux qui semblent en dehors sont au dedans et beaucoup qui paraissent au dedans sont en dehors. » (De bapt. V, 27) Et le Père François Varillon a cette formule lapidaire : « L’Eglise est le monde en tant qu’il accueille le don de Dieu ».
A trop faire la distinction entre médias profanes d’un côté et médias intra-ecclésiaux de l’autre, on prend le risque de la ghettoïsation, de la victimisation, sans entendre ce que le monde a à dire de l’Eglise, ce qu’elle en comprend, comment elle le ressent, sans chercher non plus à savoir comment elle peut être présente à tous médias.
Mais heureusement, plus que jamais, internet redistribue les cartes, nous fait descendre de notre piédestal, de notre chaire magistrale, nous fait sortir de nos ghettos, de nos sacristies. Pape, cardinaux, évêques, prêtres, fidèles laïcs, nous intégrons avec internet une agora, un espace libre et spontané où tout se dit sur tout, où tout le monde peut débattre de tout, une agora virtuelle où les internautes se font une idée sur tel ou tel sujet au gré de leur pérégrination, de leur recherche, voire de leur zapping. L’internaute catholique ne déroge pas à cette règle. Tout en adhérant librement à la foi de l’Eglise, il veut se faire une opinion par lui-même, être le seul juge de là où se trouve son bien. Il surfe donc sur le net en fonction de ses centres d’intérêt, de là où il en est dans sa quête, et il exerce son jugement en fonction de là où il en est dans sa foi et ses connaissances.
Qu’un fidèle, ou que tout homme, se fasse son opinion par lui-même peut faire peur aux pasteurs que nous sommes. Nous aimerions protéger les plus faibles et les plus vulnérables. Mais il nous faut trouver des solutions autres que la censure et l’interdit pour cela. La censure est toujours une mauvaise réponse, même quand elle se pare des meilleures intentions du monde. Elle apparaît toujours comme erratique et arbitraire, et donc en fin de compte comme totalitaire. Or la vérité n’a pas besoin de nous pour s’imposer. Le concile Vatican II le rappelle : « la vérité ne s’impose que par la force de la vérité elle-même qui pénètre l’esprit avec autant de douceur que de puissance. » (Dignitatis humanae, 1) Un acte de foi qui ne serait pas un acte libre n’aurait aucune valeur. « La dignité de l’homme exige de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. » (Gaudium et Spes, 17)
Lier vérité et amour

Le pape Benoît XVI, dans sa dernière encyclique, nous invitait à lier « vérité » et « amour » dans nos vies. Il ne peut y avoir de vérité sans amour ni d’amour sans vérité. La vérité sans amour est froide et l’amour sans vérité est aveugle. Prévenir sans censurer, avertir sans interdire, expliquer plutôt qu’imposer, tel doit être notre souci pastoral en ce qui concerne tout site et blog se déclarant catholique ou administré par des catholiques. Nous ne serons crédibles que si nous témoignons de la vérité dans l’amour, de la vérité de l’amour, de l’amour dans la vérité.
Le monde s’intéresse peu au fait que l’Eglise soit gardienne de la foi ou de sa foi – quelle religion n’a pas son instance de régulation et ne cherche pas à se protéger des déviances possibles en son sein ? Le monde attend de l’Eglise qu’elle vive d’une foi renouvelée, il attend de voir l’impact d’une telle foi dans la conduite du monde.
Internet est un outil, et comme tel il n’est pas porteur de morale. Mais il est utilisé par des hommes porteurs de morale, capables d’en user en bien comme en mal. Comme tout outil démultipliant les capacités humaines, il est porteur de menaces comme de potentialités. Tout dépend de l’usage qu’on en fait. La moralisation d’internet ne se fera pas sans la moralisation des hommes, et en premier lieu de nous-mêmes. Quel Christ donnons-nous à voir sur nos sites ?
Ce que disait Paul VI dans Evangelii nuntiandi il y a trente-quatre ans peut être appliqué à internet : « Pour l’Eglise il ne s’agit pas seulement de prêcher l’Evangile dans des tranches géographiques toujours plus vastes ou à des populations toujours plus massives, mais aussi d’atteindre et comme de bouleverser par la force de l’Evangile les critères de jugement, les valeurs déterminantes, les points d’intérêt, les lignes de pensée, les sources inspiratrices et les modèles de vie de l’humanité, qui sont en contraste avec la Parole de Dieu et le dessein du salut. » (Evangelii nuntiandi, 19)
Avant de terminer je voudrais souligner un point d’attention tout particulier, celui des plus pauvres je cite : «  L’une des (préoccupations) les plus importantes (…) se réfère à ce que l’on appelle aujourd’hui le « fossé numérique », une forme de discrimination qui divise les riches des pauvres sur la base de l’accès, ou du manque d’accès, aux nouvelles technologies de l’information.
Les individus, les groupes et les nations doivent avoir accès aux nouvelles technologies afin de prendre part au bénéfice promis par le développement afin de ne pas rester encore plus en arrière. Il est impératif, je cite maintenant le Pape Jean-Paul II, « Il est impératif que le gouffre qui éloigne les bénéficiaires des nouveaux moyens d’information et d’expression de ceux qui n’y ont pas encore accès ne devienne pas une cause insurmontable d’injustice et de discrimination ».
Tout comme la croix à son montant vertical et horizontal, ainsi doit être notre évangélisation sur la toile : horizontale par son étendue, verticale par sa profondeur et sa qualité.
Pour terminer, permettez-moi de citer un écrivain français, Jules Renard : « Quelques gouttes de rosée sur une toile d’araignée, et voilà une rivière de diamants. » Puissent les quelques gouttes de rosées que nous déposons sur l’immense toile internet la transfigurer aux yeux de tous en rivière de diamants.
Merci pour votre présence et votre attention.

† Jean-Michel di Falco Léandri

Évêque de Gap et d’Embrun

Président de la CEEM

Président du Conseil pour la Communication de la CEF



« Ethique et Internet » (Publication du Conseil Pontifical pour les communications sociales, Cité du Vatican, le 22 février 2002)

vendredi 11 novembre 2011

http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/France/L-archeveque-de-Rennes-invite-a-prendre-le-temps-de-comprendre-la-piece-de-Romeo-Castellucci-_NG_-2011-11-04-732186

Pas facile d'être catho, s'inquiètent les évêques

Pas facile d'être catho, s'inquiètent les évêques

LOURDES - Pas facile d'être catholique quand les églises se vident, que la transmission de la foi est en chute libre et qu'il faut refuser de s'ériger en groupe de défense là où des intégristes crient à la "christianophobie", s'inquiètent les évêques de France.
Eveques-11.jpgLes évêques, réunis en assemblée plénière à Lourdes jusqu'à mercredi, admettent devoir affronter des défis majeurs pour enrayer un catholicisme déclinant et faire qu'« on ne rougisse pas d'être croyant ».
Invitée de la dernière heure à l'agenda épiscopal: la fronde menée par des groupes intégristes contre la pièce de l'Italien Romeo Castellucci, "Sur le concept du visage du fils de Dieu". Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, est clair: « Nous ne nous situons pas comme un groupe de défense ».
« Ce n'est pas très tendance de dire qu'on est chrétien. Il y a parfois une façon de traiter le christianisme qui peut nous révolter, reconnaît ce vice-président de la Conférence épiscopale. Mais nous voulons être les disciples de celui qui, souffrant la passion, a dit : “Remets ton épée au fourreau” ».
Les évêques ont d'autres fers au feu.
Comment motiver « les empêchés du dimanche », prêts, déplore Mgr Bernard Dubasque, secrétaire général adjoint de la Conférence épiscopale, à « faire 20 minutes de route pour aller au supermarché, mais pas dix pour se rendre à l'église ? »
Comment valoriser le dimanche dans un diocèse à dominance rurale, où chaque paroisse compte dix à quinze clochers, lorsqu'on sait qu'à terme il n'y aura qu'un seul rassemblement dominical ? Certains évoquent le covoiturage, d'autres un partage accru des bonnes pratiques, de meilleures liturgies, tant il est « essentiel que le dimanche reste un temps fort de ressourcement ».
Et « comment parler de Dieu dans une société de consommation ? », s'interroge Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence épiscopale. « On ne vit plus dans un monde où la foi se transmet d'une génération à l'autre, par imprégnation. Les jeunes sont aujourd'hui confrontés à une multitude de possibles. Comment les aider à discerner, à hiérarchiser ? »
Certains évoquent « une énorme rupture de transmission », un « analphabétisme religieux » qu'une trentaine d'heures de catéchisme par an, dispensées en dehors de tout environnement porteur, ne suffiront pas à pallier.
Reste que la situation est loin d'être désespérée et que plus d'un – parmi les 125 évêques réunis à Lourdes – a déjà retroussé ses manches pour aborder la mutation d'un « christianisme d'héritage » en un « christianisme de proposition ».
La « nouvelle évangélisation » prônée par le pape Benoît XVI a même donné des ailes à certains, comme à Mgr Dominique Rey, évêque de Toulon-Fréjus, diocèse où l'on passe de la « pastorale de la cloche » à la « pastorale de la sonnette ».
Autrement dit, comment aller prêcher l'Évangile hors les clochers et jusque dans les boîtes de nuit, si nécessaire, ou encore le confier à des communautés charismatiques venues tout droit d'un Brésil plus coloré, plus effervescent ?
Si le but est de « chercher avec ardeur et humilité des voies nouvelles, sans avoir à rougir de l'Évangile », comme le souligne Mgr Bernard Podvin, cette méthode implantatoire ne fait pas toujours l'unanimité.
Certains veulent rétablir « la culture chrétienne », « enseigner le fait religieux », en plus de la catéchèse. Connaître les bases du judaïsme, de l'islam, insistent-ils, permettrait de supprimer la peur de l'autre.
D'autres souhaitent une meilleure formation des prêtres à l'écoute et à l'accompagnement spirituel. Savoir parler de la vie, de la mort, du pardon, des questions existentielles, voilà ce qui fait défaut.
Ou, plus simplement, selon Mgr Yves Patenôtre, évêque de Sens-Auxerre : « savoir dire les mots de toujours dans le monde d'aujourd'hui ».
Article du journal gratuit 20 minutes08.11.11
http://www.garriguesetsentiers.org/article-pas-facile-d-etre-catho-s-inquietent-les-eveques-88339443.html

jeudi 10 novembre 2011

Malade en état végétatif : vers un mode de communication ?

Malade en état végétatif : vers un mode de communication ?

Par figaro icon Anne Prigent - le 10/11/2011
Une simple électroencéphalographie permettrait de déterminer si un patient en état végétatif est conscient ou non. Une technique qui donne l'espoir de pouvoir interagir avec ces malades.
Les patients en état végétatif peuvent avoir les yeux ouverts mais ils n'interagissent pas avec leur entourage. Il est cependant possible de déterminer si certains sont conscients en observant l'activité de leur cerveau avec un simple appareil d'électroencéphalographie (EEG), selon une étude publiée mercredi dans le Lancet.
Des équipes de chercheurs de Cambridge et Liège, en pointe dans ce domaine, avaient déjà détecté l'an dernier des signes de conscience chez des personnes en état végétatif grâce à l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). «Mais cet examen est lourd et coûteux. C'est pourquoi nous essayons de développer des outils plus fins et moins chers, comme l'EEG», explique au Figaro le professeur Lionel Naccache, neurologue à l'hôpital Lariboisière (Paris).

Diagnostiqués inconscients par l'examen clinique

L'étude du Lancet, menée par Adrian Owen au Canada, prouve l'efficacité de cette technique. Son équipea placé des électrodes sur la tête de seize personnes en état végétatif et leur a demandé d'imaginer des mouvements de leur main droite et de leurs orteils. Les électrodes visualisaient en parallèle ce qui se passait dans leur cerveau. Chez trois patients, elles ont enregistré une activité comparable à celle de sujets sains, prouvant ainsi un état de conscience alors que l'examen clinique les avait diagnostiqué inconscients.
 Lire la suite : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2011/11/10/15784-malade-etat-vegetatif-vers-mode-communication

Facebook ne compte pas que des amis

Facebook ne compte pas que des amis
Créé en 2004 par Mark Zuckerberg, alors étudiant à Harvard, aux États-Unis, Facebook est devenu, avec 750 millions d’inscrits – dont près de 27 millions en France – le premier réseau social au monde.
Une success story à l’américaine, qui n’est cependant pas exempte de critiques, notamment en matière de protection des données privées.
Avec cet article

À l’origine destiné aux seuls étudiants de la prestigieuse université américaine, Facebook est devenu accessible à tous en 2006, chacun pouvant désormais créer un profil, partager des informations personnelles, créer des albums photos, et entrer en contact avec des « amis »… qui peuvent être des inconnus.
Premier problème : la collecte des informations privées. Lorsqu’un internaute s’inscrit sur Facebook, ses éléments biographiques, ses photos et la liste de ses amis sont mis par défaut à la disposition du public, sauf si l’internaute configure différemment les paramètres de confidentialité du compte. Facebook incite d’ailleurs les internautes à renseigner leurs informations personnelles avec beaucoup de précision.

Tout ou presque peut être renseigné

Parcours universitaire et professionnel, préférence sexuelle, orientation politique : tout – ou presque – peu être renseigné. Un étudiant autrichien en a fait récemment l’amère expérience : après avoir demandé à Facebook l’intégralité de ses données personnelles, Max Schrems a reçu un fichier PDF de plus 1 200 pages, dans lesquelles figuraient toutes ses données : des photos, des statuts, des commentaires, dont certains avaient même été… supprimés par ses soins, mais conservés par Facebook.
Désormais accessible via les smartphones, Facebook conserverait également les dates, heures et coordonnées géographiques de chaque connexion au service, ainsi que le détail des appareils utilisés pour se connecter.
Deuxième problème : la récupération des données personnelles par des annonceurs publicitaires et des personnes tierces. La multiplication des « applications » – souvent des jeux et des quizz proposés par des éditeurs externes – a renforcé les soupçons. Car lorsqu’un internaute installe une application, toutes les informations personnelles sont automatiquement communiquées.

135 « amis » en moyenne

En moyenne, l’utilisateur de Facebook compte 135 « amis » et passe environ 55 minutes par jour sur le site. Une popularité qui rend la gestion des données personnelles difficile pour le site communautaire, ce dernier n’étant pas à l’abri de fuites. En mai 2011, la société de sécurité informatique, Symantec, avait ainsi découvert que certaines applications de Facebook avaient laissé fuiter des mots-clés de sécurité, permettant aux annonceurs publicitaires d’accéder à des informations personnelles (âge, genre, goûts) mais aussi à des photos et à des messages envoyés sur le réseau social.
Malgré ces risques, la première faille de sécurité du réseau pourrait être humaine. Telle est la conclusion de deux chercheurs de l’université de Vancouver, au Canada : ces derniers ont réussi à dérober 250 gigaoctets de données sur Facebook, en se faisant accepter comme amis par des utilisateurs choisis au hasard. Ces chercheurs avaient utilisé des comptes-robots permettant, une fois liés à un véritable utilisateur de Facebook, de tracer son activité sociale et de récupérer ses informations. Près d’une personne sur cinq avait accepté les « demandes en amis » émis par ces faux comptes, sans pour autant savoir qui se cachait derrière.
Raphaël Balenieri


Rappel concernant l’Évaluation des activités des Étudiants
  Master en Gestion Pastorale  ,
"Événement, Communication et Médias de Masse".

A savoir que le Nombre des crédits est:   3 crs  
Cours : 10 séances     TPC : Catégorie B dans le tableau ci-bas

Le Syllabus propose ceci:
Dans ce genre de cours, le plus souvent on note
  1. la participation à 25 %,  
  2. un exposé ou travail personnel à 50 % (7 heures de travail), 
  3.  le rapport final de synthèse à la fin du séminaire (2 p. max.) à 25 %.
    Si vous désirez avoir une autre répartition, veuillez bien le signaler et précisez les pourcentages que vous accordez à chaque élément.
     
  4. Le TPC se résume en la présentation individuelle à l’oral et par écrit d’un événement pastoral  de A à Z et de sa médiatisation, qui est en fait une application de l’ensemble des concepts et instruments acquis dans le cours. 100% de la note.



Catégorie
Nb des Crédits
Nb des séances
Evaluation

Assiduité participation
TPC
Rapport final
A

2
10
20 %
50 % (6 h +)
30 % (2 h +)
B

3
10
20 %
50 % (10 h)
30 % (4 h +)
C

3
14
25 %
50 % (7 h)
25 % (3 h)
D

4
14
35 % (préparation importante)
65 % (Projet 12 h)

E
4
11 (session intensive)
35 %
65 % (Projet)

F
5
10 (analyse des pratiques)
40 %
60 % (Rapport stage)