Mosaique de la chapelle Redemptoris Mater ,par Marko Rupnik sj

Mosaique de la chapelle Redemptoris Mater ,par Marko Rupnik sj
Mosaique de la Chapelle Redemptoris Mater ,par Marko Rupnik sj

La tâche prophétique de l'agent de communication chrétien

« L'agent de communication chrétien en particulier a une tâche prophétique, une vocation: dénoncer les faux dieux et les fausses idoles d'aujourd'hui — matérialisme, hédonisme, consumérisme, nationalisme étroit, etc. ... — proclamant à tous un ensemble de vérités morales fondées sur la dignité et les droits humains, l'option préférentielle pour les pauvres, la destination universelle des biens, l'amour des ennemis et le respect inconditionnel de toute forme de vie humaine, de la conception à la mort naturelle; et la recherche de la réalisation la plus parfaite du Royaume dans ce monde, tout en demeurant conscient que, à la fin des temps, Jésus restaurera toutes choses et les retournera au Père » (cf. 1 Co 15,24)." {

{L'ethique dans les moyens de communication sociale", Mgr John Folley Vatican 2000}

vendredi 24 juin 2016

Comment Internet bouleverse l’économie

La Croix -Marie Dancer, le 23/06/2016 
Une étude de l’Insee publiée jeudi 23 juin décrypte l’impact des nouvelles technologies dans la création de richesses et l’apparition de nouvelles activités.
Commerce électronique, covoiturage, plateformes de troc ou contributions bénévoles à des encyclopédies en ligne… Le développement d’Internet et des nouvelles technologies ont permis la naissance de multiples activités, créatrices de richesses nouvelles… plus ou moins importantes, et plus ou moins faciles à mesurer, certaines qualitatives et d’autres quantitatives. C’est l’enseignement principal de l’étude de l’Insee publiée jeudi 23 juin.
Ce constat posé, les experts de Bercy essaient de mesurer, modèle par modèle, l’impact économique de ces nouvelles activités. Premier modèle, le commerce électronique, ou « e-commerce », présente « une ampleur et un impact difficile à mesure ».

Frontières brouillées

La raison ? « Les données collectées auprès des distributeurs disposant aussi de magasins physiques ne permettent pas toujours d’identifier la part vendue en ligne de la part écoulée en magasin », relève l’Insee. D’autant que certains modèles proposent de réserver et payer un article sur Internet, avant d’aller le chercher en magasin, brouillant les frontières entre achat en ligne et en magasin…
Autre explication, et non des moindres, les entreprises qui vendent exclusivement en ligne ont des techniques d’optimisation fiscale destinées à localiser le plus de recettes possible dans un pays fiscalement favorable, ce qui fausse la répartition réelle des ventes, et donc leur prise en compte dans le PIB d’un pays tel que la France.

Sites d’occasion

Autre type d’activité économique en ligne : les sites Internet qui financent leurs services par la publicité. C’est le cas par exemple des journaux en ligne. Dans ce cas, l’Insee parvient facilement à enregistrer l’activité ainsi créée, à travers le prix facturé aux annonceurs. Mais là encore, se pose la question de la localisation de ces sites, qui choisissent souvent de se domicilier hors de France pour des raisons fiscales. Du coup, l’activité réalisée dans l’Hexagone peut se retrouver, tout ou partie, déclarée et comptabilisée à l’étranger – et ce sans que l’on puisse forcément parler de fraude fiscale.
En revanche, « la revente de biens d’occasion entre particuliers n’a pas vocation à être comptabilisée dans le PIB », note l’Insee, pour la simple et bonne raison qu’il n’y a alors aucune production nouvelle mais simplement de l’échange de biens déjà produits. Seule une éventuelle commission prélevée sur la mise en relation entre les deux parties pourra être comptabilisée dans le PIB.

Aucune richesse créée

L’échange de services entre internautes, autre facette de l’économie en ligne, a pour sa part « un impact très limité sur le PIB ». Le covoiturage, par exemple, est régi par la loi qui interdit de facturer à une personne co-voiturée davantage que la prise en compte de l’essence et du péage. Il n’y a donc aucune richesse nouvelle créée et aucun bénéfice.
Constat plus étonnant de la part de l’Insee : Internet ne conduit pas forcément à une baisse des prix, même si les entreprises qui se lancent sur le créneau de la vente en ligne font des économies (parce qu’il y a moins de besoins de personnel…). Pourtant, les radars de l’Insee n’enregistrent point de baisse significative des prix. D’abord parce que « les acteurs multicanaux proposent souvent les mêmes offres commerciales quel que soit le canal de vente ». Ensuite, parce que les vendeurs adoptent des « stratégies de complexification des offres », par exemple en attirant les clients sur leur site par des prix d’appel bas, avant de les inciter à acheter un modèle plus cher.

Gagnants et perdants

A contrario, certains secteurs peuvent voir leurs prix s’effondrer sous l’effet de l’irruption de la gratuité – téléchargements de films, de musique, ou encore sites d’informations gratuites… Comme chaque révolution économique, Internet fait des gagnants et des perdants…
Si l’Insee estime au final que l’impact d’Internet sur le PIB semble relativement limité, les experts de Bercy mettent en avant des offres plus individualisées, la mise en relations de personnes ayant les mêmes centres d’intérêt… Autrement dit, un impact positif « sur le bien-être » des individus.
Marie Dancer

http://www.la-croix.com/Economie/Comment-Internet-bouleverse-l-economie-2016-06-23-1200770988

jeudi 23 juin 2016

Le Conseil pontifical pour la justice et la paix vient de lancer la page laudatosi.va


Le Vatican lance le site « laudatosi.va »Le Conseil pontifical pour la justice et la paix vient 

de lancer la  pour célébrer le premier anniversaire de l’encyclique Près d’une année après la publication de

 l’encyclique Laudato Si’le 18 juin 2015, le Conseil pontifical pour la justice et la paix a lancé le lundi 

20 juin la page laudatosi.va sur son site officiel, iustitiaetpax.va....

http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Vatican/Le-Vatican-lance-le-site-laudatosi-va-2016-06-21-

1200770331?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20160621&utm

_campaign=newsletter__crx_urbi&utm_term=&PMID=197ec60227781c490e5f147c1975ad4f

mardi 14 juin 2016

الالتزام المجتمعي في جامعة الروح القدس نحو تواصل عالمي لتعزيز المواطنة الفاعلة | الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة- لبنان

الالتزام المجتمعي في جامعة الروح القدس نحو تواصل عالمي لتعزيز المواطنة الفاعلة | الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة- لبنان

النهار ١٤/٦/٢٠١٦- الالتزام المجتمعي في جامعة الروح القدس نحو تواصل عالمي لتعزيز المواطنة الفاعلة


نظّم قسم العلوم الاجتماعية في كلية الفلسفة والعلوم الإنسانية في جامعة الروح القدس- الكسليك بالتعاون مع المجلس الثقافي البريطاني في لبنان والمديرية العامة لمدارس الرهبانية اللبنانية المارونية ومنظمة شباب للسلام غير الحكومية (Youth for Peace) يوم الالتزام المجتمعي بعنوان "الالتزام المحلي نحو تواصل عالميّ".
وقالت مديرة قسم التطوير التربوي في مدارس الرهبانية اللبنانية المارونية لينا بيطار إنّ "هذا المؤتمر العالمي، هو نتيجة استراتيجية مشتركة لتعزيز المواطنة الفاعلة".
ثم تحدّثت رئيسة قسم العلوم الاجتماعية في كلية الفلسفة في جامعة الروح القدس البروفسورة ميرنا عبود المزوّق، معلنةً "إدراج مادة Civic engagement الالتزام المجتمعي، من خلال تدريب اجتماعي بنيوي حول مفاهيم الالتزام والتطوّع والمواطنة لجميع طلّاب جامعة الروح القدس، وذلك من خلال مواد التدريب العام".
وقدّم مدير المكتب التربوي لمدارس الرهبانية اللبنانية المارونية الأب شربل يوسف مداخلة بعنوان، "رحلة المواطنة الفاعلة في مدارس الرهبانية اللبنانية المارونية".
ثم قدّمت المديرة الإقليمية للمجلس الثقافي البريطاني في بيروت دونا ماكغوين لمحة عن برنامج المواطنة الفاعلة الذي دخل حيّز التنفيذ في لبنان عام 2010 بعدما كان نفذ في أكثر من 40 بلداً حول العالم.
ولفتت عميدة كلية الفلسفة والعلوم الإنسانية البروفسورة هدى نعمة إلى أنّ "المعاناة العالمية اليوم سببها غياب القيم الاجتماعية".
وأشار راعي أبرشية بعلبك – دير الأحمر ورئيس ومؤسس المنظمة المطران حنا رحمة، إلى أنّ "خلفيات تأسيس الجمعية ترتكز على خبرة فريدة ومميّزة تحصّلت في كنف مدارس الرهبانية الثلاث عشرة في لبنان".
ووقع مذكرة تعاون بين جمعية شباب للسلام والمجلس الثقافيّ البريطانيّ، المطران حنا رحمة ودونا ماكغوين.
وقدّم رحمة دروعاً تقديرية إلى ماكغوين وإلى مساعد مدير المشاريع التربوية والاجتماعية في المجلس إيلي الجميّل وإلى مسؤولي مدارس الرهبانية المشاركة في هذا المشروع.
النهار 



JTK

vendredi 10 juin 2016

CathoVoice, des laïcs se forment pour transmettre le message de l’Église

La Croix =Isabelle Demangeat, =le 10/06/2016 
CathoVoice, des laïcs se forment pour transmettre le message de l’Église
Une vingtaine de laïcs sélectionnés en amont
Distorsion entre le message de l’Église et celui rapporté par les médias
Un livre pour aider à répondre aux questions brûlantes sur l’Église
Isabelle Demangeat
Depuis deux mois, une vingtaine de laïcs français se forment, en continu, via CathoVoice, la branche française de Catholic Voices créée au début du mois d’avril 2016.
À peine installée sur un fauteuil digne d’un studio télé, Agathe, étudiante à HEC, doit affronter la caméra, le regard un peu moqueur et les questions directes d’Alexandre Thébault qui lui fait face. « N’y a-t-il pas un paradoxe entre ce que le pape dit sur l’écologie, notamment dans son encyclique, et le choix de vos études qui vont dans le sens du libéralisme économique ? », l’interpelle-t-il. « Non,rétorque Agathe, sans se laisser décontenancer, même si elle rougit un peu.Parce que je pense qu’il est possible d’insérer de l’humain au cœur de l’économie ».
La réponse est habile. Mais elle pourrait l’être davantage selon Alexandre Thébault. Ce dernier, ancien attaché de presse d’Areva qui a récemment monté son agence de conseil en communication de crise, joue, ce samedi-là, l’animateur télé et pousse l’étudiante dans ses retranchements. « Tu peux aller jusqu’à répondre que c’est justement en étant au sein même du secteur que tu pourras faire changer les choses, en l’occurrence ici peser pour une économie plus humaine. » « Vous devez toujours trouver un chemin pour transmettre votre message tout en répondant à la question », rappelle-t-il à la dizaine de personnes ayant suivi l’intervention d’Agathe.
Réunies les 4 et 5 juin à Paris, celles-ci assistaient au premier week-end d’entrainement à la pratique des médias organisé par la jeune association CathoVoice. La branche française du mouvement Catholic Voices, lancé en 2010 par des laïcs britanniques pour occuper le terrain des médias lors de la visite de Benoît XVI au Royaume-Uni, a été officiellement lancée au début du mois d’avril par quatre jeunes professionnels.
Leur but ? « Faire émerger en France dans les médias et au quotidien des voix de laïcs de tout âge et de tout horizon social, connaissant bien les positions de l’Église sur des sujets « brûlants » – comme la fin de vie, la contraception, l’immigration – qui apaisent et nourrissent de façon bienveillante les débats actuels. Tout en transmettant le message profond, de miséricorde et d’amour, de l’Église »,explique Amicie Pélissié, présidente de CathoVoice qui fut l’assistante, à Londres, de l’un des fondateurs britanniques, Austen Ivereigh.
Loin de vouloir former des porte-parole officiels de l’Église, la jeune association – qui se dit complémentaire de l’association française Paroles de catholiques et« indépendante mais fidèle à l’Église » –, a donc lancé une première session de formation. Articulée autour de soirées d’enseignement et d’un week-end, celle-ci est suivie actuellement par une vingtaine de laïcs sélectionnés en amont par l’équipe de CathoVoice qui contactera les médias, dès la fin du mois de juin, pour proposer des premières interventions.
Parmi eux, Gérard, un septuagénaire qui a entendu parler de l’initiative en« flânant sur Facebook » et à qui l’envie de postuler, s’est imposée tout naturellement. « J’étais lassé de l’image vieillotte et mondaine de l’Églisevéhiculée parfois, confie-t-il. Et lassé de mon incapacité à répondre aux questions que l’on me pose en tant que catholique. Dernièrement, dans un dîner, une personne, athée, m’a demandé de lui parler de la virginité de Marie. J’ai essayé de lui répondre mais j’ai bien compris que je l’énervais et l’ennuyais ». La formation de CathoVoice l’aide désormais à « ne pas être agressif et à répondre posément ».
Même constat pour Alexandre, 26 ans, consultant en management qui a souvent ressenti de la frustration en voyant la distorsion entre le message de l’Église et celui rapporté par les personnes interrogées par les médias. « Plutôt que de critiquer, j’ai décidé d’agir, explique cet ancien président d’aumônerie étudiante pendant l’épisode de la Manif pour tous, qui avoue avoir été ébranlé par beaucoup de questions à cette époque. « Je n’étais pas préparé à cela. J’ai commis pas mal d’erreurs et j’ai fortement ressenti la nécessité de me former ».
« Je crois qu’il est urgent de savoir communiquer la bienveillance de l’Église,conclut-il. Pour laisser transparaître son fond. »
–––––––––––––____________________________
Adaptation française du livre How to defend the faith without raising your voice : civil responses to catholic hot-button issues, l’ouvrage d’Austen IvereighComment répondre aux questions brûlantes sur l’Église sans refroidir l’ambiance,écrit en français avec l’aide de Natalia Trouiller, sortira le 20 juin. Thème après thème (mariage, euthanasie, préservatif, immigration, embryon…) cet ouvrage offre des pistes de réponses documentées et apaisées. Et invite les catholiques à savoir entendre les valeurs qui animent les questions récurrentes de leurs interlocuteurs et à en faire des occasions de dialogue plutôt que de raidissement.

vendredi 3 juin 2016

Bouleversement du travail sous l'effet de la technologie numerique


Bouleversement du travail d'ici 10 ans: la France doit tout repenser

LE SCAN ÉCO/INFOGRAPHIES - La prochaine décennie, marquée par une mutation vers l'économie numérique, va bouleverser la structure de l'emploi en France. Alors que le chômage est au plus haut, comment la France peut espérer se préparer au mieux pour l'avenir? Les pistes de France Stratégie.
Les constats sont limpides. Non seulement, la France est marquée par un chômage de masse (depuis 30 ans), malgré un niveau de dépenses publiques élevé (entre 50% et 57% du PIB). Mais en plus, la prochaine décennie qui sera marquée par la mutation vers un monde numérique, va, en plus de polariser l'emploi, profondément bouleverser la structure du travail. Forte de ces constats, la France doit se fixer des objectifs mais lesquels? «Accroître tant le volume que la qualité de l'emploi», assure France Stratégie, l'organisme de réflexion rattaché à Matignon dans une étude publiée ce mardi, alors que l'Hexagone sombre dans un conflit social théâtral sur sa loi travail. 
• Le piteux état de l'emploi en France 
On se console comme on peut. À défaut d'avoir un «bon» taux de chômage en France par rapport à beaucoup de pays européens, l'on aime penser qu'au moins, ceux qui sont en emploi, le sont dans de bonnes conditions. Un discours qui s'accompagne souvent d'une comparaison avec les mini-jobs ingrats à l'anglaise. Mais la réalité est différente. Ce graphique le montre:
Performance des pays de l'Union européenne en taux de chômage, taux d'emploi et qualité de l'emploi





Source: France Stratégie, d'après les données Eurostat et European Trade Union Institute.

Comme d'habitude la France, comparée à l'Europe, reste inexorablement... moyenne. Les pays en vert et en haut à gauche du graphique (comme la Suède, le Royaume-Uni, le Luxembourg, la Finlande, les Pays-Bas et le Danemark), ont à la fois un meilleur taux de chômage, un meilleur taux d'emploi, et une meilleure qualité de travail (sécurité des contrats, accès à la formation, conciliation vie de famille/vie professionnelle, dialogue social etc.).
En France, 6 millions de personnes manquent de travail. Les plus touchés: les jeunes, les seniors, les descendants d'immigrés mais surtout, et quel que soit l'âge, les «peu qualifiés»: ils représentent 5,9 points des 10,3% de chômage dans l'Hexagone (au sens du BIT).
Malgré la création en 1984 d'un régime spécifique de solidarité et les modifications des indemnisations des chômeurs depuis les années 1990, environ un demandeur d'emploi sur deux ne touche pas d'allocations chômage et plus d'un tiers vit sous le seuil de pauvreté. 
• Ce qui va se passer à l'avenir
Les économistes sont souvent moqués pour leurs prévisions ratées, mais il y a quand même quelques éléments qui sont incontestables: 
- La génération du baby boom entre en retraite, mais de plus en plus tard, et alors que les jeunes qui arrivent sur le marché du travail sont à la fois un peu plus nombreux que ces dernières années, mais aussi plus qualifiés. «Même si la proportion de diplômés du supérieur parmi les jeunes s'est stabilisée depuis 2005», nuance le rapport. 
- Avec le développement du numérique et de l'automatisation, l'emploi va, sans aucun doute, se polariser. Cela signifie qu'il y aura plus de postes peu qualifiés et plus de postes très qualifiés, avec le risque que les employés «intermédiaires» se déclassent et concurrence le travail des peu qualifiés. 
Les métiers qui offriraient le plus de postes à pourvoir jusqu'en 2002






Selon une étude qui a fait grand bruit, celle d'Osborne et Frey, 47% des emplois seraient menacés de destruction à moyen terme par la robotisation. Un chiffre toutefois largement relativisé, notamment par l'OCDE, qui a récemment chiffré les risques d'extinction de certains emplois à 9% et celui de profondes modifications d'autres emplois à 20%. 





Source: OCDE, Survey of Adult Skills (PIAAC); Arntz et al (2016).

• Que faire pour mieux préparer l'avenir la France?
- La première réponse, qui fait consensus, c'est de trouver l'adéquation entre compétences des travailleurs et besoins -actuels et futurs- des employeurs, et donc de se focaliser sur les compétences. À la fois en revoyant en profondeur la formation initiale: le piteux état de l'apprentissage en France est l'exemple flagrant de l'incapacité française à remettre à plat un système ultra-complexe, opaque, mal géré par une multitude d'acteurs, et donc très coûteux. Mais aussi la formation continue, qui, tout aussi illisible, forme surtout déjà les plus qualifiés, et laisse de côté les moins qualifiés, alors que ce sont eux qui en ont le plus besoin.
Mieux accompagner vers l'emploi. Suggestion concrète proposée par France Stratégie: favoriser, pour les jeunes, les contrats aidés du secteur marchand plutôt que ceux dans le secteur non marchand. En effet, 66% des bénéficiaires d'un «contrat initiative emploi» sont en emploi six mois après, contre 36% des personnes sortant d'un «contrat d'accompagnement dans l'emploi». Et personnaliser le suivi des chômeurs, aux profils et aux parcours très différents, pourquoi pas en réallouant les dépenses publiques et en révisant les conditions d'indemnisation des chômeurs.
Mieux cibler les aides à la reprise d'activité. Alors que la Prime pour l'emploi (PPE) a été remplacée par le RSA activité en 2009, lui-même fusionné dans la nouvelle «prime d'activité» depuis 2016, les effets sur le retour à l'emploi semblent surtout favoriser les femmes et dépendent fortement de la structure familiale et des conditions de santé. France Stratégie souligne ici la nécessité de lever les freins périphériques à l'emploi, comme les problèmes de transport ou de garde d'enfants.
Repenser le coût du travail. Chaque année, l'État dépense plus de 100 milliards d'euros pour l'emploi (soit 5 points de PIB). «La politique d'exonération des cotisations employeurs, initiée dans les années 1990 a eu un effet positif sur l'emploi», notent les experts de France Stratégie. Mais la combinaison avec le smic, qui a «certes limité les inégalités salariales et contribué à la qualité de l'emploi (...), n'a pas permis d'éviter un taux de chômage important des peu qualifiés». Que faire: Élargir l'assiette de financement de la protection sociale et baisser les prélèvements sur le travail? Convertir le CICE en réduction de cotisations sociales? Mettre en place un smic différencié selon l'âge ou le territoire? France Stratégie ne se mouille pas, tant ces trois propositions sont sujettes à vives polémiques politiques et tensions sociales.
- Repenser le temps de travail à l'échelle de toute la vie. L'éternel débat autour des 35 heures, des 32 heures et des 39 heures «s'est fait au détriment d'une réflexion plus large sur l'adéquation des temps de travail aux attentes des salariés et aux besoins des entreprises» et de la recherche de «conciliation entre qualité de vie, compétitivité et emploi», déplore France Stratégie, qui oriente les choix de demain vers l'organisation du temps de travail sur toute la vie.
Repenser les contrats de travail et le dialogue social. Sécuriser tout en flexibilisant: voilà une équation recherchée depuis une quarantaine d'année... en vain. Aujourd'hui, 91% des embauches sont des CDD, de plus en plus courts, tandis que le CDI ne permet pas aux entreprises d'adapter leurs coûts à leur activité. Là encore, face à des sujets hautement polémiques, France Stratégie ne propose pas, mais questionne: faut-il «punir» les entreprises qui abusent des CDD? Multiplier les types de contrats de travail? Assouplir le CDI?
Enfin, en pleines tensions nationales autour de la loi travail, notamment sur son article 2 sur l'inversion de la hiérarchie des normes, France Stratégie, rattaché à Matignon, demande s'il ne faudrait pas «donner plus de latitude aux négociations d'entreprise tout en renforçant la représentativité des acteurs et l'implication des salariés». Les chercheurs rappellent toutefois que la confiance entre interlocuteurs sociaux est limitée et que l'échelon des branches professionnelles demeure indispensable, notamment pour les TPE-PME.




http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2016/06/01/29002-20160601ARTFIG00012-bouleversement-du-travail-d-ici-10-ans-la-france-doit-tout-repenser.php?a3=763-3926535-891269&een=197ec60227781c490e5f147c1975ad4f&seen=6&m_i=LKHLwM6TUVQ1v5FwgsJjH05wC7w0m3YSb_rFGWGjxMnXY3hPWUYymCTxTBwcMERJeEy5G62LYPVmPqwiMrcw9cYMQ7zOuu#xtor=EPR-300-%5Bactualites%5D-20160601


JTK

mercredi 1 juin 2016

la réforme des médias du Vatican

http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Vatican/Le-pape-a-reuni-la-Curie-sur-la-reforme-des-medias-2016-05-30-1200763889?&PMID=197ec60227781c490e5f147c1975ad4f













mardi 31 mai 2016

Pourquoi les médias sociaux ne changent-ils pas le monde

http://internetactu.blog.lemonde.fr/2016/04/30/pourquoi-les-medias-sociaux-ne-changent-ils-pas-le-monde/

Pourquoi les médias sociaux ne changent-ils pas le monde ?

La prolifération de l'usage des médias sociaux n'a pas abouti à un changement social significatif, estiment les chercheurs Alex Pentland, Manuel Cebrian et Iyad Rahwan dans un article (.pdf) du dernier numéro de la revue Communications of the ACM. Pour Alex Pentland, le directeur du Laboratoire des dynamiques humaines du Media Lab du MIT (dont nous avons souvent parlé, notamment en rendant compte de son livre sur la physique sociale) et du groupe de travail sur la science de la connexionIyad Rahwan (@iyadrahwan) directeur du groupe de recherche Scalable Cooperation du Media Lab et Manuel Cebrian du groupe de recherche consacré aux données Data61 de l'agence nationale de la recherche australienne, le CSIRO, si les médias sociaux ont fourni un carburant aux mobilisations spontanées, ils n'ont pas aidé à construire un changement social durable et réfléchi, c'est-à-dire des actions collectives coordonnées.

Pourquoi les médias sociaux ne parviennent-ils pas à transformer les mobilisations ?

Pour les 3 chercheurs, le fait que l'âge d'or des médias sociaux coïncide avec une crise du leadership mondiale, liée à notre incapacité à résoudre les grands enjeux auxquels nous sommes confrontés, n'est pas surprenant. Ni les leaders charismatiques ni les foules anonymes ne semblent être désormais en mesure de rendre les grands enjeux suffisamment populaires pour mobiliser et permettre à la société d'agir. Le paradoxe de la coexistence des médias sociaux avec la Fin du pouvoir qu'évoque l'éditorialiste et ancien ministre du Venezuela Moisés Naim(@moisesnaim) dans son livre semble plus pertinent que jamais.

Vidéo : Les chercheurs ont illustré leur article d'une vidéo et d'une BD (.pdf).
Ces dernières années, les médias sociaux ont pourtant été les catalyseurs d'intenses mobilisations allant des Printemps arabes, à Occupy ou encore à la chasse à l'homme suite aux attentats de Boston ou les règlements de comptes en ligne qui ont suivi les émeutes de 2011 en Angleterre... Dans la plupart de ces événements, les médias sociaux ont été les animateurs des mobilisations, mais sans parvenir à réaliser leur potentiel. Si les médias sociaux parviennent à mettre les sujets sur la scène, ils ne parviennent pas à les transformer, à les accomplir.
Pour ces spécialistes de l'analyse des réseaux, il est plus que nécessaire de comprendre pourquoi les médias sociaux ne sont pas parvenus à devenir un canal pour construire le changement social. Si la compréhension des processus de mobilisation sociale a progressé, nous sommes loin d'être parvenus à une théorie fiable. En d'autres termes, si nous avons développé des modèles capables de prédire la propagation d'idées en ligne, nous manquons de modèles pour prédire le changement de comportement. "Nous soutenons que ces échecs d'utilisation et de prédiction ne sont pas causés par un manque d'expertise dans l'analyse des données, mais par une attention insuffisante sur les structures d'incitation sous-jacentes, le réseau caché de motivations interpersonnelles qui constituent le moteur de la prise de décision collective et de l'action."

L'information ne suffit pas : comment construire de l'incitation à l'engagement ?

Pour les chercheurs, certaines expériences de mobilisation sociale ont montré le rôle des modalités d'incitation et pas seulement d'information. La capacité à faire levier des motivations personnelles des gens semble bien souvent un puissant moteur. Or, force est de constater que les médias sociaux peinent à maintenir et à favoriser la mobilisation sociale. Ils sont conçus pour maximiser l'information, la propagation et la viralité, au détriment de la construction de l'engagement et du consensus. Les médias sociaux actuels se préoccupent plus de diffusion d'informations qui sont chacune en concurrence pour l'attention des gens, que d'incitation ou de recrutement à l'action.
Pour les chercheurs, les médias sociaux commerciaux (parce qu'ils sont commerciaux) ont un "biais de viralité", qui conduit la recherche elle-même à se concentrer sur la dynamique de diffusion de l'information, plutôt que sur le recrutement à l'action. Selon eux, il est primordial de parvenir à mieux cartographier les incitations qui mènent à l'action... Les réseaux sociaux permettent de très bien mesurer la diffusion, mais beaucoup moins d'autres processus comme la réflexion, le processus argumentatif ou la formation de consensus... qui sont des facteurs importants pour relier les contenus à la motivation.

Des médias sociaux orientés vers le changement de comportement

Les 3 chercheurs rappellent tout de même que des progrès ont été réalisés dans la compréhension des incitations dans le domaine des sciences économiques, sociales et politiques, en faisant référence aux travaux sur la théorie de la conception des mécanismes d'incitation ou ceux sur les formes coopératives que sont le dilemme du prisonnier ou les jeux de l'ultimatum. Pour Pentland, Cebrian et Rahwan, ces méthodes sont autant de "sondes" qui permettraient d'affiner les modalités d'incitation dynamiques et doivent nous aider à développer de nouvelles générations de médias sociaux orientés vers le changement de comportements.
Si la diffusion d'information est essentielle à la formation des croyances, des opinions et des attitudes collectives, les incitations jouent un rôle tout aussi important. Convaincre quelqu'un est une chose, mais le recruter, l'engager à soutenir une cause exige plus de temps, d'efforts et de risques. Pour les chercheurs, il est essentiel de trouver de nouveaux paradigmes expérimentaux et de nouveaux outils d'observation qui favorisent non seulement la dynamique communicationnelle, mais aussi d'autres dynamiques qui engagent à la mobilisation sociale. Pour eux, il est essentiel de construire une nouvelle génération de médias sociaux qui favorisent la construction consensuelle de changements durables. "Les individus ne sont pas des atomes isolés. Sans une structure d'incitation correcte, un groupe d'individus ne peut pas se mobiliser en un collectif capable de résoudre des problèmes sophistiqués, voir changer la société". Pour les chercheurs, "c'est là la tragédie d'une société totalement connectée et également connectée".
Quand les gens discutent de questions sociales en ligne, il est très difficile pour eux de quantifier de façon fiable l'importance des différentes questions soulevées, peinant notamment à montrer la conscience (le nombre de personnes qui se soucient d'une question) comme la persistance (combien de temps les gens s'en soucient) de ces questions. Pour les chercheurs, cela rend difficile d'établir des seuils clairs d'importance permettant de prioritiser les problèmes. "Sans seuils significatifs pour l'action, l'ensemble de ces questions alternatives finissent par s'annuler mutuellement et conduisent au slacktisvism", comme le soulignait Moises Naim dans un récent article sur The Atlantic Cities.
L'attention individuelle et collective est finie. Si la capacité des plateformes pour déduire, manipuler et capter l'attention s'améliore, force est de constater qu'elles ne favorisent pas la coordination et la construction de collectifs complexes. Le "but" n'est jamais atteint...

Comment mesurer ce qui nous incite à agir ?

"Nous avons besoin d'une meilleure compréhension de la façon d'exploiter et d'activer les incitations des réseaux via le filtrage de l'information et la construction du consensus". Reste que ces incitations sont bien moins visibles. Elles se manifestent par les actions des individus qui proviennent elles-mêmes de multiples incitations. "Avant de produire une "théorie pratique de la mobilisation sociale", nous avons besoin de développer de nouvelles manières de mesurer, d'influencer et de modéliser les incitations en réseau pour interpréter l'action individuelle à leur lumière."
Pour Adam Smith, seules les actions observables comptent. Mais dans sa Théorie des sentiments moraux, Smith expliquait qu'une véritable compréhension des phénomènes sociaux doit intégrer une multitude de motifs psychologiques et culturels. "En déplaçant notre attention des processus viraux observables à la modélisation de la dynamique de la motivation sous-jacente", nous trouverons peut-être la voie vers la prochaine génération de médias sociaux.
Bien sûr, si les chercheurs pointent très bien les limites des médias sociaux actuels, ils n'expliquent pas vraiment à quoi ressemblera cette prochaine génération de médias sociaux...

Comment mobiliser efficacement nos relations sociales ?

Dans un autre article publié sur Medium, les auteurs reviennent sur la théorie des petits mondes ou des 6 degrés de séparation qui voudrait que nous soyons tous reliés les uns aux autres via des chaînes de relations individuelles de 6 maillons. Mais si ces théories nous permettent de mobiliser efficacement nos réseaux sociaux, ils ne disent pas grand-chose des procédures que les gens utilisent pour cela et ce d'autant qu'ils ne connaissent pas la structure des réseaux de nos amis d'amis. Pourquoi les gens participent-ils, relayent-ils (ou pas) les demandes qui parcourent ces chaînes relationnelles ?
Quand le sociologue Duncan Watts a entrepris de reproduire l'expérience de Milgram à l'ère d'internet en demandant aux gens de relayer un courriel, il a surtout constaté que la plupart des chaînes de recrutement s'éteignaient. Même si le coût pour chacun est minuscule, la plupart des requêtes formulées s'arrêtent en cours de route. Pour Watts, la raison était liée à l'insuffisance des incitations.
Pour les chercheurs cela montre que "si nous voulons exploiter véritablement la puissance de notre petit réseau mondial, nous devons fournir les bonnes incitations". Les chercheurs Jon Kleinberg et Prabhakar Raghavan ont imaginé alors des"réseaux de requêtes à l'incitation" consistant à récompenser les individus qui relaient les requêtes. Mais ce mode s'est révélé assez peu efficace en réalité, et très coûteux si ces incitations sont d'ordre financières par exemple...

Des défis pour comprendre le fonctionnement des réseaux

L'équipe du MIT a répondu en 2009 au défi réseau de la Darpa : un concours doté de 40 000 $ de prix consistant à faire retrouver 10 gros ballons rouges cachés sur le sol américain le plus rapidement possible via la mobilisation sociale. Elle a bien sûr remporté le défi en 6 heures en renversant les requêtes d'incitation. Plutôt que le recruteur fasse une offre aux recrues, celles-ci offraient une partie de la récompense à celui qui les avait recrutés pour participer.
Cette technique dite des "contrats fractionnés" est un moyen optimal pour recruter des personnes de manière distribuée, mais il a fallu 3 ans pour comprendre pourquoi ces contrats ont fourni un avantage concurrentiel par rapport aux requêtes d'incitation en réseau : l'avantage de ces contrats fractionnés est qu'ils nécessitaient de recruter très peu de personnes par recruteur pour fonctionner.
contratsfractionnes
Image : illustration du fonctionnement des contrats fractionnés, récompensant ceux qui ont recruté les participants.
En 2011, les chercheurs du MIT ont voulu répondre à un autre concours de la Darpa : le Darpa Schredder Challenge, un défi consistant à reconstituer un document déchiquetté en 10 000 petits morceaux. Pour répondre au défi, l'équipe du MIT a utilisé les contrats fractionnés pour recruter et mobiliser plus de 3500 participants, mais des actes de sabotage ont ébranlé ceux-ci, stoppant net les progrès collectifs et entraînant un exode massif des crowdworkers recrutés à cette occasion. Si l'équipe du MIT n'a pas remporté ce défi, elle a appris des limites de l'ouverture à la participation. Les contrats fractionnés et la production participative (crowdsourcing), comme la plupart des formes participatives sont souvent démunies face aux questions de malveillance, de vandalisme ou de sabotage.

Limiter le sabotage ?... Pas si simple !

Les chercheurs du MIT réfléchissent maintenant à des moyens pour désactiver le sabotage... Si les contrats fractionnés savent récompenser la participation le long des chaînes de recrutement, les recruteurs de saboteurs doivent être incités à vérifier, arrêter ou punir les saboteurs qu'ils ont recrutés. La solution pratique est encore à tester, estiment les chercheurs. Reste que réduire le sabotage ne sera peut-être pas si simple.
Des chercheurs ont en effet mis à jour le "dilemme de la production participative". En fait, dans le cas où des équipes recherchent le même type d'information, les comportements malveillants semblent la norme plus qu'une anomalie. Pire : rendre le sabotage plus coûteux ne dissuade pas les saboteurs, mais conduit toutes les équipes en compétition à un résultat moins efficace, du fait d'une recherche collective moins bienveillante et d'une plus forte agressivité. Si la recherche participative est efficace, facile à mettre en oeuvre et peu chère, elle est sensible à la malveillance notamment du fait même de ses méthodes de recrutement. Les formes participatives et leurs ennemies évoluent de concert : à mesure que l'une s'arme, l'autre répond. Tout l'enjeu est d'arriver à recruter plus de participants bienveillants que de malveillants.
En fait, estiment les chercheurs : la manière dont nous cherchons des gens donne beaucoup d'information sur ceux qui cherchent. Le sociologue Mark Granovetter a montré que l'étendu et la diversité de nos "liens faibles" nous donnent des opportunités pour augmenter nos capacités (voir notamment "Les liens faibles, moteurs de notre diversité informationnelle ?" et "Réseaux contre hiérarchies : liens faibles contre liens forts"). Les personnes qui peuvent plus facilement accéder à la connaissance, à l'information, aux possibilités d'emplois au sein d'une grande diversité de communautés sont plus en mesure que les autres de tirer parti de cette position privilégiée. Comme l'ont montrés les travaux de Marta Gonzalez duLaboratoire sur les mobilités humaines et les réseaux du MIT : les réseaux urbains sont constitués de communautés très homophiles. En fait, les humains ont favorisé les réseaux où un message peut atteindre tout le monde et permettre de trouver des personnes semblables de manière plus efficace, même si cela implique que tout le monde sache à quelles communautés la personne appartient. C'est un exemple de structure auto-organisée qui permet à de petits groupes d'individus de résoudre un problème complexe par la coopération en tirant profit de la connaissance collective.
Le problème est que les réseaux sont constamment en effervescence, constamment à la recherche d'une reconfiguration pour augmenter leur consultabilité, leur portée... quand bien même cela mène à un monde trop interrogeable, trop connecté au détriment de l'attention et de l'énergie de chacun. Un peu à l'image des médias sociaux que nous utilisons qui cherchent toujours à élargir le nombre de personnes auxquels vous êtes liés, quand bien même cet élargissement conduit toujours à une toujours plus insoluble infobésité. Pour les chercheurs, l'enjeu ne semble pas tant de trouver des configurations sociales simplifiées ou des modes pour disparaître des réseaux... que d'interroger les questions d'incitations et de participation, de concentration plus que de dilution, d'engagement et d'activité.
Hubert Guillaud

Le pape Francois rencontre des youtubeurs





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