Mosaique de la chapelle Redemptoris Mater ,par Marko Rupnik sj

Mosaique de la chapelle Redemptoris Mater ,par Marko Rupnik sj
Mosaique de la Chapelle Redemptoris Mater ,par Marko Rupnik sj

La tâche prophétique de l'agent de communication chrétien

« L'agent de communication chrétien en particulier a une tâche prophétique, une vocation: dénoncer les faux dieux et les fausses idoles d'aujourd'hui — matérialisme, hédonisme, consumérisme, nationalisme étroit, etc. ... — proclamant à tous un ensemble de vérités morales fondées sur la dignité et les droits humains, l'option préférentielle pour les pauvres, la destination universelle des biens, l'amour des ennemis et le respect inconditionnel de toute forme de vie humaine, de la conception à la mort naturelle; et la recherche de la réalisation la plus parfaite du Royaume dans ce monde, tout en demeurant conscient que, à la fin des temps, Jésus restaurera toutes choses et les retournera au Père » (cf. 1 Co 15,24)." {

{L'ethique dans les moyens de communication sociale", Mgr John Folley Vatican 2000}

vendredi 18 novembre 2016

Le cyberharcèlement n’épargne pas les enseignants


Mails injurieux, défoulement sur les réseaux sociaux... 5 % des 5 000 dossiers de « protection juridique » ouverts par des enseignants relèvent de « préjudices informatiques ».
LE MONDE | 

Dans une société hyperconnectée, où plus de 8 Français sur 10 fréquentent Internet, l’école entend tirer parti des nouvelles technologies. Elle apprend en tout cas à le faire, d’un « plan numérique » à l’autre, adaptant ses gestes professionnels, transformant ses relations avec les élèves, les parents… Mais d’Internet et des réseaux sociaux, l’école peut, parfois aussi, être la victime : c’est le sens de la conférence que les Autonomes de solidarité laïque (ASL), association de défense des intérêts des enseignants à laquelle la moitié d’entre eux adhère, organisait jeudi 17 novembre à Paris, dans le cadre du salon Educatec Educatice, pour appeler au « bon usage » des nouveaux outils.

Sur les quelque 5 000 dossiers de « protection professionnelle juridique » que les ASL ont ouverts durant l’année scolaire 2015-2016, 200 à 300, soit environ 5 %, relèvent de « préjudices informatiques ». Quantitativement, cela pèse à peine ; d’une année sur l’autre, la proportion est stable. Mais sur le fond, les évolutions qui se dessinent inquiètent.
« D’un usage débridé des nouveaux outils numériques, nous avons vu naître des attitudes plus violentes, explique Vincent Bouba, du bureau national des ASL. Aux échanges de mails désobligeants entre élèves sur un professeur, à la mise en ligne, sous couvert d’anonymat, de sites Internet aux contenus critiques, s’ajoutent aujourd’hui la prise de photographies en classe, la mise en ligne de vidéos, voire le déchaînement d’insultes sur Facebook. »
Snapchat, Periscope et consorts sont passés par là. Le développement d’applications pour smartphone dont la cible marketing est la jeunesse, et qui transforment les collégiens en apprentis photographes ou prétendus vidéastes, joue sans doute un rôle, à l’heure où 32 millions de Français fréquentent les réseaux sociaux. Si la plupart de ces « nouveaux jouets » ne sont pas conseillés avant 13 ans, il suffit de passer devant un collège à l’heure de la sortie des cours, voire devant une école primaire, pour mesurer le degré d’équipement et de connexion de beaucoup d’enfants ou d’adolescents.

« Vaste défouloir »

Les réseaux sociaux rendent aujourd’hui possible des relations « hors les murs de la classe », soulignent les Autonomes de solidarité laïque. Parfois pour le meilleur – meilleure communication entre les acteurs de l’école, meilleure liaison pédagogique... Parfois aussi pour le pire, surtout quand la Toile se mue en « vaste défouloir » et se fait l’écho d’injures mises en ligne avec un sentiment de relative impunité.
Les jeunes en font eux-mêmes les frais : en 2013, 4 élèves sur 10 ont déclaré avoir été victimes au moins une fois de moqueries voire d’agressions en ligne, selon des estimations reprises par le ministère de l’éducation. Les personnels ne sont donc pas épargnés : « Les propos diffamatoires, les insultes ont toujours existé… Mais avec Internet, et des élèves qui ne mesurent pas les conséquences de leurs actes, c’est leur portée qui est inédite », reprend M. Bouba, plaidant pour la prévention des risques via la formation aux règles de bon usage mais aussi le rappel des droits et obligations des fonctionnaires.
Si une prise de conscience s’impose, il ne s’agit pas de tomber dans l’alarmisme : les ASL – dans la même ligne que les associations de parents d’élèves ou les syndicats d’enseignants – plaident avant tout pour une éducation responsable aux nouveaux outils numériques dont elles reconnaissent la valeur. Leur « baromètre » de l’année scolaire 2015-2015, rendu public le 17 novembre, dessine d’ailleurs une tendance plutôt optimisme : il fait état d’une diminution de 15 % des dossiers ouverts au titre de la « protection professionnelle juridique ». N’en déplaise aux candidats à la primaire de la droite, qui, lors de leur troisième débat télévisé de jeudi, ont dépeint une école mise en danger, attaquée, dépourvue d’autorité.
Les chiffres
Le baromètre rendu public par les Autonomes de solidarité laïque (ASL) est une forme d’indicateur du climat scolaire, dans la mesure où 51 % des personnels de l’éducation nationale ont adhéré à cette fédération.
  • 4 747 dossiers ont été ouverts en 2015-2016 au titre de la « protection juridique professionnelle » que délivrent les ASL, contre 5 601 en 2014-2015, soit une baisse de 15 %. Deux tiers relèvent d’agressions verbales ou de diffamation. 
     
  • 67,18 % de ceux qui déclarent des sinistres sont des enseignants suivis par les chefs d’établissement (24,96 %), même si l’exposition aux risques de litiges des personnels de direction est cinq fois supérieure à celle des enseignants, au prorata des adhérents. 
     
  • 14,6 % des conflits sont internes à l’établissement (litiges avec la hiérarchie, un collègue ou employé d’établissement).
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/education/article/2016/11/18/le-cyberharcelement-n-epargne-pas-les-enseignants_5033650_1473685.html#sjQmWVKDoMom5jDW.99
http://www.lemonde.fr/education/article/2016/11/18/le-cyberharcelement-n-epargne-pas-les-enseignants_5033650_1473685.html

lundi 14 novembre 2016

Élection de Trump : les grands médias américains ne sont plus audibles

La Croix -Aude Carasco, le 14/11/2016
Les médias tentent de comprendre les raisons de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. La façon dont les Américains s’informent et la qualité de l’information sont au cœur du débat sur la fracture médiatique.
De grands médias américains ont tenté de comprendre le phénomène Trump. Ils sont allés voir les « oubliés de la croissance ». Ils ont confronté aux faits les allégations du candidat républicain. Mais ils ne sont plus audibles pour un nombre croissant d’Américains. Ceux-ci s’informent à 62 % sur les réseaux sociaux (contre 49 % en 2012), dont 44 % « souvent »ou « parfois », selon le Pew Research Center.
« L’accès aux médias traditionnels est passé par le filtre des réseaux sociaux, Facebook en tête, qui fonctionnent avec des algorithmes, a expliqué sur France Inter Tristan Mendès France, spécialiste des usages des réseaux sociaux au Celsa. Ils vous suggèrent des contacts ou des médias, en fonction des affinités idéologiques des amis que vous avez choisis ou des sources que vous avez déjà consultées. Vous n’êtes ainsi pas exposés aux opinions contraires, pas confrontés à l’adversité. »
Les réseaux sociaux sont devenus le terrain de jeu de prédilection de conspirationnistes comme Alex Jones ou du site de la « droite alternative », Breitbart, que son fondateurStephen Bannon, devenu directeur de campagne de Donald Trump, veut implanter en France, puis en Allemagne. Deux sites très fréquentés durant la campagne.

« Les Américains sont bombardés de bêtises auxquelles ils croient »

« La droite américaine a développé ses propres réseaux, ses propres circuits de l’information. Parmi eux, il y a Fox News. Mais le nouveau président est aussi le produit des médias de divertissement. C’est une star de téléréalité. Son public l’a, cette fois, fait gagner », analyse le journaliste américain et chercheur à l’Insead Mark ­Hunter.
Cette élection pose ainsi la question de la qualité de l’information que reçoivent les citoyens aux États-Unis. « Certains médias ont cessé de jouer leur rôle de producteurs d’information, relayant des déclarations de ­Donald Trump comme celle d’un mur à la frontière mexicaine payé par le Mexique, sans enquêter sur leur faisabilité, en laissant entendre que cela est possible. Les Américains sont très mal informés, bombardés de bêtises auxquelles ils croient », juge Mark Hunter.
Il met aussi en cause la concentration des médias et la quête de rentabilité de leurs riches propriétaires, qui a décimé la profession, avec 30 à 40 % de journalistes de moins sur vingt ans. « Trump a ciblé le fait qu’ils représentaient la caste au pouvoir. Il a surfé sur leur peu de crédibilité. Et révélé leur crise. »
Aude Carasco
http://www.la-croix.com/Monde/Ameriques/Election-de-Trump-les-grands-medias-americains-ne-sont-plus-audibles-2016-11-14-1200802958

samedi 8 octobre 2016

Tout faire (ou presque) avec une imprimante 3D

Il est possible d’imprimer avec toutes sortes de matériaux : plastique, métal, céramique, sable, verre, bois, béton… Et le procédé peut-être utilisé dans des secteurs aussi variés que l’industrie, la mécanique, la médecine, l’habillement ou les loisirs créatifs.
L’imprimante 3D permet, par exemple, d’imprimer des figurines à l’effigie d’une personne, aussi fidèles qu’une image. Elle peut également servir pour réparer les objets du quotidien dont les pièces de rechange ne sont pas en vente. Poignée de cafetière, cache- piles pour télécommandes, capot d’aspirateur…
L’enseigne Boulanger, spécialisée dans la distribution de produits électroménagers et high-tech, propose désormais des pièces détachées modélisées gratuitement sur son site Internet à imprimer chez soi ou chez un prestataire extérieur. Certaines entreprises ou FabLabs (signifiant en français « laboratoires de fabrication ») mettent en effet à disposition du public ces imprimantes ou proposent même de concevoir directement l’objet. Un service qui permet de mieux lutter contre l’obsolescence des produits.

Peut-on imprimer des tissus humains ?

Non. « Pour l’instant, on sait fabriquer des cellules qui ressemblent à du tissu humain, mais qui n’ont pas ses fonctions, explique Raphaël Devillard, chercheur en bio-impression à L’Inserm. Ces structures sont seulement utilisées en cosmétologie ou dans le cadre de tests pharmaceutiques et ne peuvent l’être pour soigner ou faire des greffes. La fabrication d’organes oxygénés ne sera possible que lorsqu’on aura levé le verrou de la vascularisation. Mais les avancées sont encourageantes. »

Et la nourriture ?


Côté alimentation, certaines machines comme l’imprimante Foodini, conçue par une start-up espagnole, peuvent fabriquer des sucreries, des gâteaux, des pizzas ou des pâtes à partir d’ingrédients frais, à l’instar d’une « usine miniature », assure Emilio Sepulveda, co-fondateur de l’entreprise. Mais pour le pot-au-feu ou le bœuf bourguignon, il faudra encore attendre un peu.

À quel prix ?

L’imprimante 3D se démocratise. Il existe aujourd’hui des modèles grand public à partir de 300 € (le Dagoma Discovery200 kit). Mais à ce prix, on ne peut guère imprimer que de petits objets. Pour des projets plus ambitieux, il faut investir dans les imprimantes plus puissantes (compter plusieurs milliers d’euros) ou s’adresser à un prestataire. Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises proposent ce genre de services en ville et sur Internet.
Paula Pinto Gomes
http://www.la-croix.com/Culture/Art-de-vivre/Tout-faire-ou-presque-avec-une-imprimante-3D-2016-10-07-1200794654

mercredi 5 octobre 2016

VIDÉO Le numérique change-t-il le métier d’enseignant  ? - La Croix

VIDÉO Le numérique change-t-il le métier d'enseignant  ? - La Croix

VIDÉO Le numérique change-t-il le métier d'enseignant  ?

Témoignage d'Adrien Arrous, professeur d'histoire-géographie au lycée polyvalent Lazare Ponticelli, dans le 13e arrondissement de la capitale, à l'occasion de la journée mondiale des enseignants, mercredi 5 octobre.

Le numérique à l'école est devenu une priorité pour le gouvernement. En 2015, François Hollande lançait un plan d'un milliard d'euros pour équiper les établissements scolaires, en promettant une tablette à tous les collégiens d'ici 2018.

Depuis la rentrée, 1800 écoles et plus de 1600 collèges disposent de tablettes ou d'ordinateurs portables.

Outre le matériel, l'Éducation nationale prévoit également d'investir, d'ici 2019, plus de 20 millions d'euros dans la production de ressources numériques, du CM1 à la troisième.

Les enseignants, eux, bénéficient, dès cette année, de trois jours de formation pour maitriser les nouveaux outils pédagogiques.

> Voir aussi  : « L'école numérique est un désastre pédagogique et sanitaire »

> Retrouvez notre dossier sur la rentrée scolaire 2016

Paula Pinto Gomes

lundi 3 octobre 2016

Info - Liban - Les moyens de communication chrétiens doivent jouer un plus grand rôle - Riposte-catholiqueRiposte-catholique

Info - Liban - Les moyens de communication chrétiens doivent jouer un plus grand rôle - Riposte-catholiqueRiposte-catholique

Info – Liban – Les moyens de communication chrétiens doivent jouer un plus grand rôle

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« Le rôle des moyens de communication chrétiens au Proche-Orient ne peut se limiter à la diffusion de nouvelles concernant des événements religieux. Ils sont appelés également à affronter les problèmes politiques et sociaux, avec une attention particulière à ceux liés à la pauvreté, à l'exploitation et aux différences de classes ».

C'est en ces termes que le Ministre de l'Information libanais, Ramzi Jreige, a déterminé l'une des lignes directrices qui représente la vocation spécifique des moyens de communication d'inspiration chrétienne œuvrant dans les pays du Proche-Orient.

Ces considérations ont été exprimées le 23 septembre dans le cadre de la Conférence des moyens de communication chrétiens au Proche-Orient organisée par le groupe Télé Lumière-Nursat sous le patronage des Patriarches d'Orient.

Au Colloque, ont participé des représentants de moyens de communication chrétiens provenant de Syrie, de Palestine, du Liban, d'Irak, de Jordanie et d'Egypte.

Le Ministre libanais, se référant en particulier à la pénible crise institutionnelle que connaît actuellement son pays, a souligné que les moyens de communication chrétiens peuvent jouer un rôle de premier plan afin de favoriser le dépassement de ce moment difficile, dénonçant « l'effondrement des institutions constitutionnelles, la corruption et la violation des droits fondamentaux et des libertés publiques ».

Le représentant du gouvernement libanais a également invité les moyens de communication chrétiens à « donner la possibilité aux représentants des autres communautés d'exprimer leurs propres opinions ». A cet égard, l'Archevêque maronite de Beyrouth, S.Exc. Mgr Boulos Matar, participant lui aussi à la rencontre, a réaffirmé qu'au Proche-Orient, les chrétiens n'entendent pas œuvrer pour se garantir un destin exclusif, « séparé de celui des musulmans »

Source Agence Fides



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dimanche 2 octobre 2016

Sept sites ou applis qui facilitent la vie des étudiants



LE MONDE |  | Par 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/campus/article/2016/10/02/sept-sites-ou-applis-qui-facilitent-la-vie-des-etudiants_5006887_4401467.html#R3TFcBM32VcFLGbo.99


Voici sept sites ou applications en accès libre pour s’informer ou s’organiser tout au long de son année d’études.

Wunderlist – Cette application permet de constituer des listes de tâches à accomplir, que l’on classe ­selon l’échéance et la priorité. Les ­listes peuvent être ­partagées avec d’autres : utile pour ­s’organiser dans son travail, notamment lors de travaux en groupe.
Affluences – Y a-t-il de la place à la bibliothèque ? Cette appli vous précise les horaires, le taux d’occupation, le temps d’attente éventuel dans de nombreuses bibliothèques universitaires et autres, telle la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou, à Paris. Il est aussi possible de réserver une salle de travail en quelques clics. A savoir, si l’Ile-de-France semble très bien couverte, d’importantes villes universitaires ne sont pas encore concernées, notamment Bordeaux, Nantes, Montpellier ou Aix-en-Provence…
CamScanner – Cette application permet de scanner des documents (cours compris) avec une bonne qualité depuis son smartphone, puis de les stocker et de les partager facilement. Sa version payante donne la possibilité de convertir les PDF ainsi créés en fichiers .txt, ou encore de les annoter.
Diigo – Manque de temps pour lire un article qui vous intéresse ? L’application Diigo permet de le sauve­garder sur un ordinateur ou sur ­un téléphone. L’article reste ­accessible même hors ­connexion et peut être annoté.
Etudiant.gouv.fr – Logement, santé, emploi, loisirs… Sous ces rubriques, le site ­détaille les démarches et donne des conseils pratiques dans tous les domaines de la vie étudiante.
Timetable – Une interface simple et claire qui permet de noter son emploi du temps, ses dates d’examen, ses devoirs ou toute autre tâche. Et pour éviter les sonneries intempestives, cette application met votre smartphone en mode silence durant les heures de cours. Seul regret, elle n’est disponible que sur Google Play.
Jam – Demande de bourses, ­recherche d’un job, d’un stage… Le service d’intelligence artificielle Jam répond aux questions des étudiants. Par téléphone, sur Facebook ou Twitter, chacun peut ­envoyer sa demande et Jam essaie de répondre en moins de dix minutes.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/campus/article/2016/10/02/sept-sites-ou-applis-qui-facilitent-la-vie-des-etudiants_5006887_4401467.html#R3TFcBM32VcFLGbo.99


http://www.lemonde.fr/campus/article/2016/10/02/sept-sites-ou-applis-qui-facilitent-la-vie-des-etudiants_5006887_4401467.html

mardi 20 septembre 2016

Le numérique peut-il lutter contre l’échec scolaire ?


Entretien ave  Sandra Enlart, chercheuse associée en sciences de l’éducation à l’Université Paris-Ouest Nanterre (1), à l’occasion de la journée du refus de l’échec scolaire, mardi 20 septembre, consacrée cette année au numérique.
La Croix : Quels sont les atouts du numérique pour les apprentissages scolaires ?
Sandra Enlart : Le premier grand avantage du numérique reste la simplicité et la rapidité de l’accès aux ressources. Le deuxième, c’est la personnalisation des processus d’apprentissage, avec la possibilité de comprendre et d’avancer à son rythme. Enfin, le rapport à l’outil numérique permet aussi de sortir de la symbolique habituelle maître-élève, ce qui peut parfois débloquer des situations pour des enfants ou des adolescents en échec scolaire. Cela ne veut évidemment pas dire que l’élève est isolé avec sa tablette ou son ordinateur. Non seulement il est accompagné par l’enseignant mais il peut aussi avoir accès à des réseaux d’apprenants.
Quelles sont les limites de ces outils ?
S. E. : Ce que je dis pour les adultes, dans le cadre des formations que je mène, vaut également pour les enfants : aucun des atouts dont je viens de parler ne garantit un processus d’apprentissage. Apprendre ce n’est pas être confronté à des ressources pédagogiques. Le processus qui fait que je m’approprie des connaissances, au point qu’elles deviennent les miennes et que je sais les utiliser à bon escient dans des contextes de vie réelle, échappe à tous ces paramètres. La question n’est donc pas celle des outils, mais la manière dont on accompagne ce processus d’apprentissage, comment on permet l’appropriation des connaissances, comment on la facilite et on l’individualise pour qu’elle ait du sens. Or, aujourd’hui, cette dimension n’est pas prise en compte par par le numérique.
L’aspect ludique, souvent mis en avant comme un atout, peut-il faciliter les apprentissages ?
S. E. : La dimension ludique est une modalité intéressante qui existe d’ailleurs en dehors du numérique. Elle peut permettre un engagement dans l’acte d’apprendre, un investissement de l’attention et une dédramatisation, mais le problème reste le même : ce n’est pas parce que l’élève joue qu’il va nécessairement apprendre. Si après avoir joué il se dit « ah, ce que j’ai fait dans le jeu me permet de comprendre ou de faire telle chose », autrement dit, s’il y a un moment de réflexivité et d’appropriation, c’est très bien, mais ce processus n’est pas lié à l’aspect ludique, il vient à la suite de ce que l’enfant a vécu dans le jeu. Il ne faut pas confondre innovation technologique et innovation pédagogique.
L’outil numérique ne permet donc pas de mieux apprendre ?
S. E. : Si, le numérique peut tout à fait faciliter et accélérer le processus d’apprentissage, à condition d’être pensé et accompagné. En revanche, s’il n’y a pas une réflexion pédagogique derrière, les nouvelles technologies ne donneront pas plus de résultats qu’un manuel scolaire. Je dirai même qu’elles peuvent entraîner des dérives et renforcer les inégalités en donnant l’illusion d’un apprentissage. De fait, ce n’est pas parce qu’un enfant va faire un quiz trois fois qu’il aura compris, même s’il a donné les bonnes réponses. La tablette n’est pas une baguette magique. Et l’oublier peut avoir de graves conséquences, notamment sur les élèves les plus en difficultés. Il ne s’agit pas d’être technophobe, ni technophile d’ailleurs, mais de placer les outils numériques à leur juste place. S’ils ne peuvent à eux seuls résoudre le problème de l’échec scolaire, ils sont susceptibles d’améliorer les conditions d’apprentissage lorsqu’ils sont mis au service d’un objectif éducatif.
Recueilli par Paula Pinto Gomes
(1) Sandra Enlart est directrice générale d’Entreprise & Personnel et co-fondatrice de DSides, laboratoire d’innovation et de prospective qui traite de l’impact des technologies numériques sur nos façons de penser, de travailler et d’apprendre. Elle a co-écrit avec Olivier Charbonnier l’ouvrage « Faut-il encore apprendre ? », Dunod, 2010.
http://www.la-croix.com/Famille/Education/Le-numerique-peut-il-lutter-contre-l-echec-scolaire-2016-09-20-1200790449

samedi 3 septembre 2016

L'"Internet halal", ou comment l'Iran veut se protéger de l'Occident

L'"Internet halal", ou comment l'Iran veut se protéger de l'Occident

L'"Internet halal", ou comment l'Iran veut se protéger de l'Occident

L'Iran lance « l'Internet national »
© AP Photo/ Ebrahim Noroozi
Déjà surnommé par la presse "Internet halal", l'Internet national a pour mission d'assainir la société, mais pas seulement. Loin de se contenter de contrôler les informations amorales en provenance de l'Occident qui se répercutent sur la conscience de la jeunesse iranienne, l'initiative vise aussi à prévenir toute sorte de cyberattaques contre les sites stratégiques du pays. D'ailleurs, c'est le virus Stuxnet, qui a rendu à l'époque inutilisables une partie des centrifugeuses iraniennes, qui a poussé les développeurs de la République islamique à intensifier le processus de mise en place du réseau alternatif.

"Aujourd'hui, l'Iran est connecté au réseau global par le biais de deux câbles, l'un passant par Dubaï et l'autre par la Turquie. Bien sûr, le trafic est limité par le service de sécurité informationnelle du pays. Les systèmes de télécommunication de la République sont également liés au réseau global.

(…) Or, ces systèmes sont placés sous le contrôle des ennemis de l'Iran, dont les Etats-Unis", a expliqué à Sputnik Nosratollah Jahangrad, un des initiateurs du projet, précisant que si un utilisateur d'Internet iranien veut envoyer un message à son compatriote, ces informations passent d'abord par Dubaï, puis par les Etats-Unis ou l'Europe et ce n'est qu'après que l'autre les reçoit.

"Si nous nous servons du réseau national, on n'aura plus besoin que nos données soient filtrées à l'étranger", a-t-il expliqué.

Et de préciser que pratiquement tous les services liés au fonctionnement des institutions administratives se faisaient par Internet.

"Si un jour, pour une raison ou pour une autre, l'Iran se voit coupé du réseau, le fonctionnement de toutes les institutions  sera tout simplement suspendu", argumente l'expert.

Et d'ajouter que si les Etats-Unis et leurs alliés mettaient en place des sanctions contre l'Iran et privaient ce dernier d'accès à Internet, toute l'infrastructure du pays serait paralysée.

"Se rendant compte de tous ces risques, l'Iran a entamé le travail de création de son propre réseau", a explicité M. Jahangrad.

Certes, ce système ne pourra garantir à 100% la sécurité, mais permettra d'abord d'élever le niveau de cybersécurité et d'augmenter considérablement la vitesse d'Internet. 

Le coût de l'initiative? Près de 6,3 millions de dollars ont été versés au cours des trois dernières années pour la réalisation du projet.



JTK

vendredi 2 septembre 2016

tayyar.org - News - Detailالاستغناء عن خدمات مئات الموظفين في وسائل اعلام الحريري

tayyar.org - News - Detail

كارثة إنسانية ظهرت في لبنان اليوم.. ضحيتها مئات العائلات

استفاق موظفو تيار المستقبل اللبناني والمؤسسات الإعلامية التابعة له، جريدة "المستقبل" وتلفزيون "المستقبل" وإذاعة "الشرق" وموقع "التيار" ومؤسسات إعلامية وسياسية أخرى، على خبر الاستغناء عن خدمات المئات منهم، لكي يصبحوا في عداد العاطلين من العمل.

إذ بدأت إدارة شؤون الموظفين بإبلاغ الأسماء المستغنى عنها، يوم أمس، وذلك لأسباب مالية. الخبر أثار بلبلة بين الموظفين الذين لا يتعدّى راتب معظمهم الألف دولار في الشهر، والذين لم يتاقضوه منذ شباط/ فبراير 2015، أي منذ أكثر من سنة ونصف السنة. فكانت مكافأة صبرهم الاستغناء عنهم. ولم توضح لهم الإدارة التعويضات التي سيتقاضونها وكيفية دفع الرواتب المستحقة لهم، وهذا الأمر أثار سخطهم أكثر وأكثر.

وكتبت سارة ناصر حاصبيني، على حسابها على "فيسبوك"، أمس، بعدما أبلغتها الإدارة بالطرد: "أصدقائي وهالجمعة الحلوة رح اشتقلكن كلكن وحتى اللي ما معنا بالصورة.. انتبهوا لحالكن وخلوا دايما روح النكته تجمعكن، ما تزعلوا من بعض وخليكن ايد وحدة وفريق واحد متل دايما. اتذكروني بالمنيح وسامحوني على أي غلطة أو كلمة قلتها عن طلوع خلق وعن غير قصد، بتعرفوا قلبي الطيب اللي لطالما حبكن وحيضل يحبكن، حافظوا على المسيرة والنهج والفكر اللي تربينا عليه.. فرقنا المكان ولكن لن يفرقنا الوفاء.. إلى اللقاء القريب بإذن الله".  

وكانت آخر دفعة تقاضاها موظفو "المستقبل" منذ شهرين، كنايةً عن مرتب بقيمة "نصف شهر"، والذي تزامن مع عيد الفطر. وطالب الموظفون بدفع مرتبات ثلاثة أشهر، وتقسيط الأشهر الباقية، لكن الإدارة رفضت بحجة أن الأمر مستحيل. وبعد هذا الرد، قرر عدد من المراسلين والأقسام التوقف عن العمل، إلا أنهم تراجعوا عنه بعد الضغوطات عليهم من قبل الادراة. وبدأ بعض العاملين بالبحث عن عمل في مكان آخر، خصوصًا أولئك الذين لا تتعدى رواتبهم ألف دولار شهرياً. ويقول بعضهم إن الشهر المقبل سيكون حاسما لأنه شهر المدارس. الأزمة ما عادت عادية، بل باتت أزمة إنسانية، فهناك مئات العائلات التي لا قدرة لها على الاستدانة بعد الآن، والمصارف تمتنع عن إقراض العاملين في "مؤسسات الحريري".

كما أنّ كثيرين رهنوا سياراتهم وبيوتهم، والبعض رهنوا ما يملكونه من ذهب، واستدان الكثيرون "بالفائدة" العالية من خارج المصارف. ويتخوّف البعض من السجن إذا لم يسدّدوا مستحقاتهم، أو من أن يصيروا في الشارع إذا لم يدفعوا أجرة منازلهم. وفي ظل صمت وغياب وزارة العمل والإعلام والنقابات المعنية، يُطرد الموظفون من المؤسسات تعسفياً، يوما بعد يوم، بعد أزمة مالية صبروا عليها، من دون قدرتهم على محاربة أي قرار تتخذه الإدارة.

(العربي الجديد)



JTK